Vieux Petrof, plusieurs touche à réparer

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6o CT 0 D E
trouve un modèle des points d'Orgue cités dans la précédente Leçon.
On n'a pas oublié. que le 4. remplace le doigt fuppofé.- au deffus du 1, de. même que celui-ci remplace le doigt fuppal
au deffous du 4.. .
Les accords parfaits & de quarte n'occupant que trois doigts, exigent qu'on n'emploie qu'un, pareil nombre dans tout l'entrelacement julqu'à là fin, où pour lors l'harmonie reprend tout fon complément.
Avec les deux doigts, dont le fupérieur pourfuit l'autre, le trodième mile par-tout fur la même touche , jufqu'à ce qu'il defcende de tierce fur la quinte du troilième accord parfait. . ; Ce troifièmé doigt peut paffer feu! fur fa voifine qui le conduit à le quinte en defcendant de tierce, quand la vîteffe•du mouvement ne s'y oppofe pas; mais cela n'eft pas nécefiàire.
La B. F. prouve que tout cet entrelacement tire fon origine de l'enchaînement des dominantes, dont une ou deue;notes de l'harmonie fe trouvent retranchées pour en faciliter l'exécutidn; mais fi l'on ne joint point encore la baffe aux accords, à plus forte raifon ne faut-il pas s'occuper de la fondamentale, qui n'eft donnée que pour fàtisfaire les curieux fiir le fond de l'harmonie.
Cet entrelacement peut encore étre foûmis aux cadences irrégulières , XIV.' Leçon, & aux rouelles, dont on va parler, ce qui dépend du chiffre, deuxième N.
Quand on peut arranger un accord diffonant par tierces, plunt que d'y joindre le z & lei comme à b du deuxième /V, l'effet en eft plus agréable ; remarque qui tient à celle que nous avons déjà faite fur le même fujet dans la précédente. Leçon.
Ai. lignifie rajah:, qu'on pratique autant qu'on le veut fur les toniques qui montent lir leurs dominantes portant l'accord parfait ou le .finfiGle; au lieu que fi ces dominantes reçoivent d'abord la quarte, cet ajoiké n'ett plus de recette, comme on le .voit à f du deuxième N, & felon le deuxième ./ de la XVIII.* Leçon.
Dans a, b du deuxième N, àn voit la poflibilité de 'mirer.
DE MUSIQUE PRATIQUE. di.
du Ton majeur à fon mineur. relatif, à la faveur d'une cadence interrompue , felon la B. C. & rompue dans la B. V. codéquemment à la fuppofition de la quarte donnée à la B. C. preuve inutile d'ailleurs pour l'accompagnement.
. . Cet entrelacement ne peut cire continué dans le Ton mineur; là dominante rentre incontinent dans fon majeur relatif, comme de b à c du premier N, linon l'on continue ce Ton mineur par d'autres routes, ayant évité (t note fenfible à g du deuxième N, pour varier les Tons par d'autres feuilles encore évitées à h & à i, étant libre de rendre toniques toutes les dominantes 'où l'on monte de quinte, comme à g de la B. C.

•X k I I 1` -L E ç o N.
Des cadences rompues interrompues.

,•
EXEMPLE 0, page f.
• La feule cadence parfaite peut fouffrir variété dans le fond. d'harmonie, foit entaient monter diatoniquement une dominante.: tonique,. foit en la filent defcendre d'une tierce mineure.
On appelle cadence rompue l'afcenfion diatonique d'une domi-. nante-tonique, & la note finr laquelle elle monte peut toûjours être cenfi.(e tonique, bien qu'on puillè la rendre aufli dominante- tonique, ou fimple.
. On appelle cadence interrompue celle où cette même dominante- tonique defcend d'une tierce mineure, & la note fier laquelle elle defcend eft toiljours dominante , le plus "Couvent dominante- tonique.
Cette dernière cadence ne fe pratique qu'en peut d'un Ton majeur à fon mineur relatif, quand les deux accords font fenfibles, o, p.
Quand la note qui termine une cadence rompue, fuir-tout dans le Ton mineur, cil rendue dominante, on peut ne lui donner que l'accord ptreit de la vraie tonique, Celan l'ordre des cadences, & l'accord qui fia feroit limplement là fronde de cette mètne tonique, -g, h, i.
Ji Hi

6z CODE
C'efl à l'occafion de ces deux dernières cadences que j'ai reéommandé de s'accoûtamer à defcendre l'un après l'autre les doigts d'un accord difiaant; car fi dans la cadence interrompue il ne faut deTcendre qu'un doigt , il en fitut defcendre trois dans la rompue, quand la note qui la termine devient dominante, non qu'on ne puifre la rendre toûjours tonique; cependant la marche des trois doigts les met mieux fur la voie de la méchanique pour ce qui doit les fuivre, outre que la pratique en dl d'autant plus facile qu'il ne s'y agit que de l'ajoiite à l'accord de la tonique régnante, ajoûté qui amène généralement un enchaînement de dominantes. Voyez b, c, d, e, & tachez d'en découvrir la B. F.
Ces deux dernières cadences s'imitent fouvent en les faifant commencer par un accord diffonant non fenfible ; ce qui. fe reconnoît aifément par un chiffre pareil fur deux notes. qui montent diatoniquement, ou défcendent de tierces, comme
&c. cadence rompue imitée in, n, cadence interrompue o, p, puis imitée r, s.
• Dans le Ton mineur, la dominante-tonipie ne monte que d'un demi-ton pour terminer une cadence rompue; ce qu'il faut bien remarquer. Voyez encore fur ce fujet la XXV.' Leçon.
.DEuxIME O. ,
Je ne dois pas oublier d'avenir encore qu'il fe pratique quelquefois une imitation de cadence rompue, & en méme temps irrégulière, en fitirant defcendre diatoniquement une dominante fur une autre. Dans le deuxième O, la cadence di l'irrégulière imitée a, b, lorfque la tonique qui' la termine reçoit la feptième, comme cela fe peut, ou bien cet la rompue imitée c, d, en retranchant roélave de la note d, portant la feptième, comme cela fe peut encore. Les guidons marquent à a, b, la B. F. .41'une cadence irrégulière, & c, d, celle d'une rompue avec leurs accords.
TRotstiebtE O.
Dans un autre cas, lorfqu'on veut éluder une cadence parfaite;
DE MUSIQUE PRATIQUE.
en donnant la tierce mineure au lieu de la majeure à une dominante-tonique , qui devient pour lors cent& tonique, on fait monter cette dominante de quinte, où l'on aie choix d'une cadence irrégulière , linon d'un renverfement de la rompue. Dans le troifième O, la dominante du .Ton régnant, qui cil le mineur de , reçoit la tierce mineure à f, fufpendue eu• la quarte e, puis elle reçoit Con *lité à g pour annoncer la cadence irrégulière qui fe termine à h; ou bien elle recevra, fi l'on veut, l'accord fenfible de la fous-dominante de ce Ton régnant, dont la cadence fe rompra par renverfement dans la mémé marche d'une cadence irrégulière, comme on le voit d'i à h, où le guidon fous i marque ft B. F; & fi cette B. F. qui eft dominante-tonique d'un Ton mineur, monte en ce cas d'un Ton, 1°d-qu'elle ne devroit monter que d'un demi-ton , c'efl pour rentrer incontinent dans le Ton régnant, dont la tonique I ne reçoit le plus fouvent aucun accord qu'après fon fin fiole.
Je ne fuis pas certain d'avoir épuifé toutes les fortes d'imitations de cadences que le goût du chant d'une baffe peut fiiggérer; niais comme le fond en eft donné, on verra par-tout où la fintaifie conduira le chant de cette bafiè, s'il peut fe foûmettre à ce fond donné, foit en rétranchant l'oélave de cette mémo baffe, foit en retranchant fit feptième ; car il faut bien remarquer que l'oaave & la feptième font fimplement ajoiltées à l'harmonie , l'une pour en multiplier les intervalles , l'autre pour faire Mirer ce qui doit la fuivre.
Examinons bien le fait; ce n'eft ni l'harmonie ni fa fucceflion décidée qui changent, c'ett feulement le choix d'une note de baflè qui nous cache fouvent l'une & l'autre, quand nous ignoroni le fond fur lequel la marche de cette batiè eft établie; d'où plufieurs imitations ont été traitées de licences , aufli-bien que certains renverfemens. -
Au refle, ces dernières imitations font plus du refrort de la compofition que de l'accompsnement ; mais comme il en a fallu marquer les accords avec les rairons qui les autorifent, j'ai cru pouvoir en parler par anticipation.
64 CODE
XXIV.* LEçox.
•Suite diatonie que de pleurs dccords, de fixte généralat:erg
foiimife aux-cadences, dom la règle de to.flayr
tire fon origine.
EXEMPLE P, page d..
S'il Cc trouve une fiteceilion diatonique dont les notes (oient toutes chiffrées d'un 6 , on ne peut donner à chacune, que l'accord de fixte renverfée du parfait (A).
• Cette fuite d'accords n'a guère lieu que dans des trio , finon la négligence, peut-Litre mémé l'ignorance, ne permet pas toûjours d'en reconnoître l'harmonie dans les cadences (/), qui feules appartiennent principlement à de ixtreilles fitcceffions.
• La feule tonique recevant la fixte dans le début de la phrafe eŒ exceptée des cadences, au lieu que fi elle cil précédée en ce cas de fon accord fenfible, elle °flic pour lors un renverrenient de la cadence rompue àb de l'exemple P, puifque fon accord de fixte Utilement le lx-With de la fit-dominante qui
termine une pareille cadence. Tout dl fixte fimple dans le premier exemple , aux notes a, c, d près, où les cadences commencent.
• La note où defcend diatoniquement la tonique portant l'accord de lixte , reçoit un pareil accord,. fi elle defcend de mème, parce qu'elle repréfente pour ion la tierce de la dominante; mais après elles les cadences prennent leur cours , & la fit-dominante y reçoit la feconele de la tonique e de quelqu'accord qu'elle fuit fuivie, foit de celui de la tonique , foit duNible.
Cet accord de fcconde, après le pt•fitit de la dominante que porte Ct tierce, fous le nom de fixte, fe trouve fous les doigts de la mème fitçon que le fenfible de cette dominante, à la différence près de la note fenfible qu'on y bémolife comme l'exige la vraie tonique, Sc qui ferait diète, fi cette méme
(k) IV.' Leçon, page 26, I (I) xvLe Leçon, page 48.
dominantC
D E• MUSIQUE PRATIQUE. 65 dominante' devenoit tonique e; ce qu'il faut bien remarquer, pour que les habitudes prifès en confiAluence puent y .prévenir la réflexion & l'oreille.
Li fous-dominante chiffrée d'un 6 peut également porter la féconde ou le free de la tonique,- mais die porte le plus géné-- r►lement la faon& en montant g, & le feeb/e en delcendant elle peut également les porter tous deux à la fuite l'un de l'autre, „la féconde étant pour lors la première.
On voitdans•ce dernier ordre la véritable règle de l'oelave toute fofimife aux cadences, à l'exception de la note où 'defcend la tollive,• filon précédente.
Les chiffres au Mais des notes marquent les cadences.
• Malgré toutes ces connoences, la cminte de fe tromper petit- ne faire donner que de l'impies accords de fixte aux notes chiffrées d'un 6 , comme dans le début de l'exemple; mais du moins , en approchant de la fin , tachons toûjours de rentrer dans les cadences.
X.XVC LEÇON.
De lez fiviiMie diminuée, fias k titre de petites tiares.
hame diminule fe •compofe de trois tierces mineures; d'où j'appelle Io' n accord , accord de petites tierces, d'autant que cc mène ordre fe trouve dans toutes l'es films.
fl eft vrai qu'une des tierces mineures firme une feconde fitperflue par-tout où l'accord cli.renverfé; mais fur•clawier la leconde Iiiperflue & la tierce mineure fi.: pratiquent fur les deux mânes touches. Aiuli, dès qu'une des notes de l'accord dl: connue , tout l'accord cil trouvé , en y arrangeant les quatre doigts par tierces mineures , n'importe de quel côté.
La note fenlible cil tenir: fondamentale de cet accord , qui
fe pratique que dans les Tons mineurs, & les règles données
l'é►rd de cette note , comme de Ibn accord , n'y varient en
aucune façon; c cfl Cdijotsrs l'accord fenfible, celui que porte la
dominante-tonique, à laquelle fort demi-ton au d'Ais le fùbflittte;
66 CODE
voila tout, On en va trouver des exemples dans les Leçons fuivantes.
XXVI: LEÇON.
Du genre chromatique.
EXEMPLE Q, pagel.
Le chromatique, qui n'a génédeinent lieu que dans les Tons mineurs, court& clails une note qui palle à fon diète ou :1 fon bémol , en changeant de Ton.
Cette note qui tuai; ainfi à fon dière ou à fon bétrkol peut former fucceflivêment la tierce mineure & la majeure d'une tonique, foit dans les accords a de l'exemple Q, foit dans la batiè L.
D'un autre ceté, le diète di l'on monte devient prefque toûjours note fenlible d, & le bémol où l'on defeend lia rencontre le plus fouvent dans un enchaînement de dominantes c, & g, h, deuxième Q, où le doigt qui touche le diète defcend fur ibn bémol ou béquare avec les deux autres doigts délignés dans l'enchaînement c.
Bien que trois doigts defcendent pour lors au liéu de deux, remarque que le dièfè, le bémol ou le béquare d'une note cil cenfé la mémo note, dont l'intervalle varie feulement entre le majeur & le mineur, ou lien entre le fuperilu & le diminué; ce qui devient bien-tût familier avec un peu d'exercice dans difi'érens Tons calqués filr le anéme exemple, & en y variant la face du premier accord, qui entraîne une male variété dans les autres. •
Dans le-premier Q, t la réferve du die: ou du bémol qui fe filbllituent l'un à l'autre, les deux doigts retient ptr-tout
la Intim touche, ou defcendent fitr leurs voilines, toûjottrs dans l'ordre de la mécha nique; ordre qu'on ne dérange que pour placer la note feuille au milieu de Ibn accord, fout en portant lei une tierce plus haut, deuxième d, fait en portant le s. fuir L'agave de la B. F. fi
DE MUSIQUE PRATIQUE. 67
Le la dont le Ton mineur cŒ annoncé par Ct tierce mineure audgemier b, reçoit imtnédiatement après fit feconde dans l'accord chiffré Aj. (o) ; laquelle fronde efl en métne temps raja:lié à ré dans le 'Tm duquel on va rentrer, cc qui efl fait exprès pour rappeler cette communauté d'accords annoncée dans la XX.' Leçon.
On voit dans ce premier exemple prefque tout l'artifice du chromatique; le deuxième d y préfente l'accord de petites tierces, dont la note fenfible, qui pour lors efl B. Fi repréfente la tienne même, Ctvoir, , la dominante-tonique, marquée d'un guidon fous ce deuxième (1,, dont elle fait la tierce majeure.
Relie à faire remarquer que cette marne note feuille peu- t entrer comme B. F. dans un enchaînement de dominantes, fur lequel roule tout le chromatique en defcendant , excepté lorfqu une tierce majeure lek à la mineure d'une même B. F. comme à a & aux guidons b avant Aj.
Les guidons de la B.. F. fous a, b du deuxième Q, prouvent que les notes de chaque batlè tiennent à la mante harmonie; l'une a , en conféquence de la fèptième diminuée , où la note fenfible, comme B. F. remplace la dominante-tonique; l'autre b, par fiippolition ; fuppofition qui ferait fuflienfion , fi elle étoit fuivie de l'accord de la tonique, comme cela devroit être, plufl& que de l'exclure, cet accord, par le mot ou, qui lignifie qu'on le peut. On voit donc dans la B. F. l'enchaînement des domimutes bien indiqué par cette fucceflion, la, ré , fil, u:, &c. où le chromatique prend un empire peu commun à vérité, d'a à b, mais }male.
Sur la lin de cc deuxième Q, l'on trouve des notes faillies qui deviennent fondamentales, c, d; & dans le troilième, la B. C. préfente un chromatique en &fendant, le tout fur le métne enchaînement de dominantes.
Les accords de petites tierces peuvent fe fitccéder entieux de bien des litçons, niais tuiljours fondées fur la vraie B. F. comme on le voit au quatrième Q , où d'ailleurs le Tua mineur 'connu
(o) A). ect1-1.dirc l'irjoGté.
I ij
6 3 CODE
litit reconnoitre en marne temps dans la B. C. les clières .acci- clentels g, h, qui montent de la dominante f et et tonique', g, à, i. Le chiffre, au mile, ne permet pas de fe tromper fur ces fortes d'accords.
LEÇON.
Du genre enharmonique.


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