Steinway & sons des pianos mythiques!
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Sa création, puis plus tard professeur de composition, il e écrit de remarquables ouvrages religieux, Messes, Motets, le Marche du couronnement de l'empereur, ainsi qu'un assez grand nombre d'opéras dans un style qui n'offre plus d'intérêt, mais parmi lesquels on peut citer : la Caverne, les Bardes, Télémaque, etc. Peu ou pas de génie, mais une technique puissante et une certaine grandeur, surtout dans la musique d'église.
Son moindre titre de gloire n'est pas d'avoir produit ces trois illustres élèves : Berlioz, Gounod, Ambr. Thomas.
Cherubini (1760 1-1842), né à Florence.
Fut considéré par Beethoven, Haydn et Méhul comme le premier compositeur dramatique de son temps. Il est bien oublié aujourd'hui. Au milieu d'une multitude d'oeuvres, on peut encore citer : Lodoisha, les Deux Journecs, Faniska, des Messes solennelles et autres pièces d'église, etc.
Membre de l'Institut, professeur, puis directeur du Conservatoire de 1821 à 1841, il eut pour élèves Zimmerman, Auber et Halévy; il a laissé un Traité de contrepoint et fugue qui contient des préceptes parfaits, mais dont la rédaction manque absolument de précision et de clarté, et d'excellents solfèges.
Méhul (1763 1-1817), né à Givet.
Ses grands ouvrages dramatiques, dans lesquels on retrouve l'influence de Gluck: Euphrosine et Corradin, Stratonice, Phrosine et Mélidor, la Caverne, la Chasse du jeune Henri, A riodant, l'lrato, les Aveugles de Tolède, Joseph enfin, assignent sa place parmi les plus grands génies de l'école française.
Dans une grande quantité d'hymnes, de choeurs par lui écrits à l'occasion de fêtes républicaines, il convient de citer : le Chant du de'part, resté populaire.
A l'époque de la fondalion du Conservatoire, Méhul fut l'un des
quatre inspecteurs chargés de l'organisation de cette école..
Méhul procède plus directement de Gluck qu'aucun des mattres français qui l'en séparent, même Lesueur et Cherubini, qui après lui offrent le plus de traits de ressem-, blance avec cet incomparable modèle; avec lui, l'opéracomique atteint à la même hauteur de style que le grand opéra, ne s'en distinguant plus que par la substitution du dialogue parlé au récitatif. Les œuvres de Méhul ont porté sa gloire dans tous les pays civilisés, et son Joseph
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est encore au répertoire de toutes les grandes scènes aile. mandes. Il convient de prendre en note que Wagner l'avait en profonde admiration. Citons ensuite :
Berton (Henri-Montan) (1767 f 1844), né à Paris.
File de Pierre-Montan Berton, qui fut chef d'orchestre puit directeur de l'Opéra, il produisit un très grand nombre d'oeuvres dramatiques, dont les plus connues sont : Montano et Stéphanie, Aline reine de Golconde, le Délire, etc. Ses ouvrages théoriques ont peu de valeur.
Il fut professeur d'harmonie au Conservatoire en 1795, et professeur de composition en 1816. Membre de l'Institut en 1815. Il eut pour maitre Sacchini.
Reicha (Antoine)(1770 1-1836), né à Prague.
Fut nommé professeur au Conservatoire en 1817, et membre de l'Institut en 1835, un an avant sa mort.
Ses ouvrages didactiques, parmi lesquels on peut citer le Traité de mélodie, le Traité complet et raisonné d'harmonie 1ora. tique, le Traité de haute (?) composition musicale, n'ont qu une importance secondaire.
Il s'est essayé trois fois au théâtre, sans réussite, s'est voué ensuite à la composition de musique de chambre pour instruments à vont, et a écrit alors un très grand nombre de Quintettes pour flûte, hautbois, clarinette, cor et basson (environ une centaine), qui ont eu quelques succès éphémères, mais sont à présent ignorés de tous, ou à peu près.
Quelque faibles que soient les traces qu'il e laissées, il y e lieu de voir en lui un artiste de haute valeur et consciencieux.
Catel (1773 +1830), né à l'Aigle (Orne).
Malgré leur valeur réelle, aucun de ses ouvrages n'est resté au répertoire.
Après avoir étudié l'harmonie et la composition sous la direction de Gossec, il fut nommé professeur d'harmonie nu Conservatoire dès la création de cet établissement (1795), et écrivit un Traité" d'harmonie, publié en 1802, qui fut pendant près d'un quart de siècle le seul guide des étudiants musiciens.
Membre de l'Institut em1815.
Enfin, pour en terminer avec les maîtres français ayant toujours conservé l'allure classique, mentionnons quelques musiciens consciencieux :
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Oualovir (1784 -1-1852), né è Clermont. D'origine anglaise. Après quelques essais dramatiques infructueux, il se spécialisa dans la musique de chambre. On a de lui des Sonates, Duo., Trios, Quatuors, un Sextuor pour instruments à cordes, et une remarquable collection de Quintettes, par lesquels il est resté célèbre.
Il eut pour professeur Dusse , Cramer et Reicha. Membre de l'Institut en 1842.
Boëly (A.-P.-F.) (1785•1858), né à Versailles.
Pièces d'orgue, de piano et de musique de chambre écrites dans un style classique et sévère. Il e été, je crois, organiste à Saint- Germain-l'Auxerrois.
puis, venu bien plus tard :
Blanc (Adolphe) (1828 t 1885), né à Manosque.
L'un des derniers fidèles du genre purement classique. A laissé beaucoup de musique de chambre dans le style ancien, d un et rieur intérêt archaïque.
Il nous faut maintenant faire un saut en arrière assez considérable pour rechercher l'origine du romantisme musical en France.
H. — École Romantique Française.
Son premier représentant est aussi -lune des gloires les plus pures de notre école nationale, l'un des compositeurs dont les nombreux succès furent le plus populaires et dont le style, toujours très châtié, ne commence que depuis peu à se démoder.
Boieldieu (Fr.-Adrien) (1775 t 1884), né à Rouen.
Sauf quelques mélodies et quelques pièces instrumentales, aujourd'hui oubliées, il n'a écrit que pour le théttre.
Le Calife de Bagdad, Ma Tante Aurore, les Voilure, versées,- Jean de Paris, le Nouveau Seigneur de village, la Féte du village voisin, le Chaperon rouge et enfin la Dame blanche, qui est encore au répertoire.
Il fut nommé membre de l'Institut en 1818; professeur de piano eu Conservatoire, il eut pour élève Zimmerman; Adolphe Adam fut card son élève pour le composition.
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On trouve bien dans l'oeuvre de Boieldieu toutes les qualités inhérentes au style français : clarté, simplicité, franchise, esprit et bonne humeur. L'harmonie est très soignée, très pure, et l'instrumentation intéressante; l'en semble est toujours élégant et bien en situation. Sa longue vogue est donc justement méritée. Moins important fut :
Nicolo (1775 + 1818), né à Malte.
De son vrai nom lsouard, Nicolo n'étant qu'un prénom; compositeur de musique aimable et facile, e laissé de nombreux opéras-comiques, parmi lesquels il convient de citer : les Rendes- voua bourgeois, le Billes de loterie, Joconde, Jeannot el Colin, dont
le succès a été durable, et qui contiennent de jolies choses.
Plusieurs tentatives de collaboration eurent lieu en ce temps, mais sans grands succès.
Le Baiser el la Quittance tut écrit en collaboration par Boieldieu, Méhul, Kreutzer et Nicolo en 1802.
Le Siège de Mézières était aussi le résultat d'une collaboration, en 1814, de Boieldieu, Catel, Cherubini et Nicolo.
'Le seul de ces artistes dont nous n'ayons pas encore parlé est Kreutzer, qui fut plus célèbre comme violoniste que comme compositeur', et qu'il ne faut pas confondre avec son hômonyme, Kreutzer (Conradin) (1782 +1849), un compositeur allemand, celui-là, bien qu'il ait écrit quelques ouvrages sur des poèmes français, de peu d'importance et de peu de retentissement aussi.
L'étude des romantiques français va nous conduire, à travers l'une des plus belles périodes de l'art, jusqu'aux temps modernes, Toutefois,.nous réserverons systématiquement pour un chapitre spécial ceux des maîtres contemporains qui poursuivent actuellement leur carrière militante, et seront ainsi mieux groupés.
Aussitôt après l'auteur de la Darne blanche, nous allons 1. Voir page 542.
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voir se succéder sans interruptidn ceux de la Muette, 'du Prif aux Clercs, du Prophète, de la Juive, du Chalet et des Troyens.
Auber (Daniel-François-Esprit) (1782 1-1871), né à Caen.
Elève de Lndurner pour le piano, et de Cherubini pour la composition; voici ses principaux opéras :
Le Séjour militaire, le Testament, la Bergère chàtelaine, la Neige, le Concert à la cour, Léocadie, le Maçon, Fiorella, la MUIZTTH, la Fiancée, Fra-Diavolo, le Dieu et la Bayadère, le Philtre, le Serment, Gustave Ill, Lestoca, le Cheval -de bronze, Ac- Won, l'Ambassadrice, le Domino noir, le Lac de: Fées, les Diamants de la couronne, la Fart du diable, la Sirène, la Barcarolle, Haydie, l'Enfant prodigue, Marco Spada, Manon Lescaut, la Fiancée du roi de Garbe, le Premier Jour de bonheur, le Rêve d'amour (1869).
Son principal collaborateur, pour les poèmes, fut Scribe. Auber fut l'un des plus féconds compositeurs dramatiques de l'école française, le plus spirituel peut-étre et le plus pimpant, toujours d'une élégance et d'une distinction parfaites ; la finesse et la gréce sont ses caractéristiques; une fois par exception, en écrivant la Muette, il a montré une autre face de son talent, car là, l'entrain, l'enthousiasme patriotique, une chaleur et une verve presque italiennes, deviennent les qualités dominantes.
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Il fut directeur de la musique de la chapelle impériale des Tuileries , pour laquelle il écrivit un certain nombre d'oeuvres religieuses.
Membre de l'Institut en 1829.
Directeur du Conservatoire de 1842 à 1871, il est mort pendant la Commune.
Hérold (Ferdinand) (1791 ± 1833), né à Paris.
Élève de Fétis pour le solfège, de Catel pour l'harmonie, de Kreutzer pour le violon, d'Ad. Adam pour le piano, de Méhul pour la composition, il obtint, en 1812, le prix de l'Institut.
Ses plus célèbres ouvrages sont trois opéras-comiques, Marie, _ Zampa et le Pré aux Clercs; style clair, élégant, facile, orchestration riche et colorée, beaucoup de piquant, dans le tour mélodique, telles sont les qualités bien françaises qu'on retrouve à chaque pas dans l'oeuvre de ce maître, dont l'originalité est incontestable, puisqu'on reconnaît sa manière à chaque page de ses oeuvres, et qui pourtant subissait très volontiers les influences étrangères ; Rossini avec son exubérant entrain, Auber avec son style mordant et incisif, et, plue que tont autre, Weber par
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sa poésie pénétrante comme par son énergie et son brillant, ont exercé sur lui une action facile à reconnaitre.
Comme Schubert en Allemagne, comme Bellini en Italie, ses contemporains, des charmeurs comme lui, il est mort jeune, à quarante-deux ans, en plein épanouissement de son charmant génie, tout de verve et de chaleur communicative.
Meyerbeer (Giacomo) (1791 1-1864), né à Berlin. •
C'est à Darmstadt, vers 1810, à l'école de l'abbé Vogler, où l'on ne s'occupait guère que de musique scientifique' et religieuse, qu'il fit ses premières études sérieuses de composition. Jusque- là ce n'était qu'un habile pianiste, ayant travaillé avec Clementi, et déjà renommé malgré sa jeunesse, doué aussi d'une remarquable faculté d'improvisation. Sous l'abbé Vogler, il apprit le contrepoint et la fugue, et les règles de la composition dans le style allemand. B n'est rien resté, sauf le titre de quelques-unes (la Fille de Jephté, oratorio; les Amours de Thévelinde, monodrame; Abimeleck, opéra-comique), des ouvres dramatiques ou instrumentales de cette première période de production (1813 et années suivantes).
Après avoir, par sa propre nature et par la direction' de ses études, éprouvé la plus grande répugnance pour tout ce qui était étranger à l'art allemand, il entreprit, sur les conseils de Salieri, un voyage à Venise pour y étudier la façon de traiter les voix; il s'éprit alors complètement de l'école de Rossini, et abandonna son premier style pour écrire dorénavant dans la manière italienne; parmi les ouvrages de cette deuxième période, au nombre de six ou huit, il n'y e à retenir que Marguerite d'Anjou (1820), l'Exilé de Grenade (1822) et le Crociato (1824, Venise), qui établit définitivement sa réputation en Italie.
Une deuxième et glorieuse métamorphose eut lieu lorsque, en 1831, il fit jouer à l'Opéra de Paris Robert le Diable, dans le style •français , suivant encore Rossini, devenu son ami intime, dans cette nouvelle évolution; vinrent alors, dans l'ordre : les Huguenots (1836), le Camp de Silésie (1844), devenu en 1854 l'Étoile du nord, le Prophète (1849), le Pardon de Ploermel (1859), et enfin l'Africaine, qui n'a été jouée et gravée qu'après la mort de l'auteur, en 1865, et à laquelle il est permis de supposer qu'il eût introduit quelques modifications aux répétitions, selon son habitude constante.
A ces immortels chefs-d'œuvre, encore pour longtemps au répertoire, il convient d'ajouter la musique.de scène écrite pour le drame de Struensee, de son frère Michel Beer, les trois grandes Marches aux flambeaux, la Schiller-BD:rash, un admirable recueil de Quarante mélodies, de la musique religieuse, etc.
Le vrai nom de Meyerbeer est 8eer; les deux premières &Ille-
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