Gammes de C majeur
n accord majeur est composé des notes des degrés I, III et V
(= tonique, tierce et quinte) – Écarts : 2 puis 1,5 tons.
C – TOUS les autres accords à partir de leur chiffrage .
C'est à partir de ces trois notes de l'accord majeur que l'on pourra, par ajouts, glissements et modifications retrouver tous les autres accords en se basant toujours sur
les degrés de la gamme.
Ces changements sont très faciles à comprendre, car mathématiques : la réponse est déjà dans le nom de l'accord !
Important : Dans tous les cas, la tonique reste la même , puisque c'est elle qui donne le nom de l'accord !!!!!
En effet, à part le "mineur", le nom de l'accord donne toujours le nom du(des) degré(s) qui a(ont) été modifié(s) ou rajouté(s) ; il suffit de savoir compter.
On y va ? Voici donc le "tableau magique " !
Chiffrages (latin) : Do m
Nom de l'accord : mineur
Principe à appliquer : accord majeur dont la tierce est abaissée d'un demi-ton
Notes composant l'accord : Do-Mib-Sol
Chiffrages (latin) : Do sus4
Nom de l'accord : quatrième
Principe à appliquer : accord majeur auquel on met la quarte à la place de la tierce
Notes composant l'accord : Sol-Do-Fa (*)
Chiffrages (latin) : Do 5+
Nom de l'accord : de quinte augmentée
Principe à appliquer : accord majeur dont la quinte est montée (car "+") d'un demi-ton
Notes composant l'accord : Do-Mi-Sol#
Chiffrages (latin) : Do 5-
Nom de l'accord : de quinte diminuée
Principe à appliquer : accord mineur (!) dont la quinte est baissée (car "-") d'un demi-ton
Notes composant l'accord : Do-Mib-Solb
Chiffrages (latin) : Do 6
Nom de l'accord : sixième
Principe à appliquer : accord majeur auquel on rajoute la sixte
Notes composant l'accord : Do-Mi-Sol-La
Chiffrages (latin) : Do 7
Nom de l'accord : septième
Principe à appliquer : accord majeur auquel on rajoute la septième mineure (**)
Notes composant l'accord : Do-Mi-Sol-Sib
Chiffrages (latin) : Do 7M
Nom de l'accord : septième majeur
Principe à appliquer : accord majeur auquel on rajoute la septième majeure
Notes composant l'accord : Do-Mi-Sol-Si
Chiffrages (latin) : Do7dim / Do° / Do7- / Dodim
Nom de l'accord : septième diminué (***)
Principe à appliquer : accord de Do7 dont chaque note (sauf le Do – tonique ) est baissée d'un demi ton
Notes composant l'accord : Do-Mib – Solb - La
Chiffrages (latin) : Do m6
Nom de l'accord : mineur sixième (combinaison)
Principe à appliquer : accord de Do m auquel on rajoute la sixte
Notes composant l'accord : Do-Mib-Sol-La
(*) Il est presque toujours souhaitable que la "note caractéristique" de l'accord soit la plus aiguë de l'accord ; procédez donc au renversement nécessaire. Mais le juge
suprême en la matière restera pourtant votre oreille, selon les exigences du morceau. Rappelez-vous : tous les renversements sont autorisés dans la théorie.
(**) Et voici la seule exception à la règle qui veut que "quand rien n'est précisé on parle de quelque chose de majeur" . Normalement on devrait ici dire "Do 7m" puisqu'il
s'agit du Sib. Mais on dit bien "Do 7" - Voir la contre-preuve avec l'accord de 7M
(***) L'accord de septième diminué a une particularité très amusante et intéressante : l'écart entre les 4 notes qui le composent est à chaque fois de 1,5 ton. Cela fait que
tout accord de 7dim est en même temps et tout à la fois un accord de 7dim pour toutes les notes qu'il contient, donc ici un Do7dim, un Mib7dim, un Solb7dim et un La7dim
(en jouant sur les renversements bien sûr).
On peut rencontrer (de temps en temps) d'autres accords qui sont une combinaison d'accords du tableau ci-dessus. Eh bien, alors on va combiner … tout bêtement !
Vraiment. Il faut juste compter et appliquer.
Par exemple, un Do 5+/7M sera tout simplement un Do5+ auquel on rajoute la 7ème majeure (donc : Do-Mi-Sol#-Si ) ou encore un Do 7/5- qui est un Do 7 dans lequel la
quinte est baissée d'un demi-ton (donc : Do-Mi-Solb-Sib ). Et ça marche tout le temps. Tout cela est d'une logique très basique, mais extrêmement efficace.
Rappelons qu'il y a quand même deux préalables très importants et incontournables pour bien s'en sortir en la matière :
- bien connaître les principes de la gamme majeure (les écarts de ton + les degrés)
- savoir compter jusqu'à sept !
Et voilà ! …………. C'est tout………… Si, si ! ……………. J'te jure !
Vous possédez maintenant le "comment ça marche" pour tout ce qui concerne le Do ; y'a plus qu'à transposer pour les autres tonalités ou, pour les plus courageux (et
c'est ce que je conseille vivement à tous), de refaire le raisonnement pas à pas que nous rappelons ici (avec La, tiens, pour changer) :
1 - définir l'accord majeur (I, III, V – Écarts de ton = 2 puis 1,5 ) :
La + 2 tons = Do# + 1,5 ton = Mi
2 – vérifier quel accord est demandé ou recherché (La m7 par ex.)
3 – commencer par réaliser la première partie du chiffrage : donc ici le "m" donc "La mineur"
4 – dans le tableau (ou mieux : dans sa mémoire !), on sait qu'un accord mineur est "un accord majeur dont la tierce est baissée d'un demi-ton" ; donc : tierce de La =Do#
; Do# moins ½ ton = Do La – Do – Mi
5 – on réalise la deuxième partie du chiffrage (s'il y en a une, bien sûr) : ici le "7"
6 – on sait qu'un accord de 7ème est "un accord auquel on rajoute la 7ème [mineure]" donc ici un "Sol" (=note qui est le 7ème degré mineur de la gamme de La)
7 – et puis on combine : donc un Lam7 est composé des notes suivantes : La – Do – Mi – Sol
|— La m — † — 7 — |
Et pour un "Lam6", pour autre exemple, on aurait rajouté un Fa# à la place du Sol.
Facile, non ? Bon, d'accord : ça ne semble pas évident tout de suite. Mais c'est vrai, c'est facile. Vous verrez.
Surtout, surtout : il faut pra-ti-quer. Il faut jouer, "calculer" et réaliser des accords, jouer, jouer, réaliser, jouer, etc… Et ça viendra. Promis.
D – Oui, mais, oh, dis : et les chiffrages supérieurs à 7 ?
Bien sûr, nous avons tous rencontré (ou nous allons les rencontrer) des accords du style "Do 9" ou "Do11", etc. (C'est quand même très très rare ; ça se voit surtout dans
le jazz ou le RnB).
Et on n'en a même pas parlé, dis donc !
Eh bien, c'est exprès ! C'est pour en parler maintenant. A part.
En effet, ces accords aux chiffres supérieurs à 7 sont tout simplement des accords dont l'étendue est supérieure à une octave (donc qui vont au-delà du Do aigu dans
notre exemple de base).
Mais : le principe de "comptage" fonctionne de la même façon. Il faut juste savoir compter plus loin que 7 ! Et savoir soustraire : il faut en effet enlever 7 de tout chiffrage
supérieur à 7 pour trouver la note caractéristique rajoutée à l'accord de base.
Exemple : un "Do 11". – On soustrait 7 : -> 11 – 7 = 4
Nous aurons donc à rajouter la quarte (= Fa) en plus de l'accord de Do7 complet et au-dessus.
Donc les notes du Do 11 sont : Do-Mi-Sol-Sib-Fa
Un "Do 9" (7 – 9 = 2) sera donc : Do-Mi-Sol- Sib -Ré
(N.B. : on peut toujours ne pas jouer une note si elle existe déjà dans l'accord – une fois suffit) .
Et toutes les combinaisons de chiffrage seront à faire comme pour tous les autres accords. (Dom7/11 , Do7/9-, etc.). Il suffit d'être appliqué et rigoureux. C'est tout.
Allez. Amusez-vous bien !
Précision de ndestael le 05/12/2005 :
A partir du tableau proposé dans "les intervalles pour les nuls" il est facile de construire tous les accords courants en suivant la méthode décrite par Mc Grath dans les
cours pour débutants et synthétisée par l'image ci dessous (exemple avec le Do) :
2.5 La notation latine et internationale
Tout le monde l'a déjà remarqué : on trouve dans les diverses tablatures et partitions deux types de chiffrage pour les accords.
L'un est basé sur les éléments de notre gamme bien connue (Do – Ré – Mi – Fa – Sol – La – Si), l'autre sur des lettres (A-B-C-D-E-F-G-H).
Cela peut paraître déroutant. Mais pourtant les notes dont il est question sont au final bien les mêmes, simplement elles s'appellent autrement. Il faut donc "traduire",
comme on traduit de l'anglais au français.
La clé ?
Attenzione : elle est unique, simple, facile à retenir et elle deviendra très rapidement automatique.
La gamme latine (do-ré-mi … etc. ) est bien connue ; n'y revenons pas.
La gamme anglo-saxonne suit cette gamme, à une différence près : elle commence par le "A" (comme l'alphabet, quoi) qui est égal au "La" de la gamme latine. Pour le
reste, les deux gammes se suivent, fidèlement et parallèlement.
A = La
B = Si (*)
C = Do (parfois aussi appelé "Ut")
D = Ré
E = Mi
F = Fa
G = Sol
et dans l' "autre sens", ça donne bien évidemment :
Do = C (parfois aussi appelé "Ut")
Ré = D
Mi = E
Fa = F
Sol = G
La = A
Si = B (*)
Simple, non ? Il suffit de retenir que "A = La" , le reste suivra, très logiquement. Évidemment, ça marche aussi bien pour les notes isolées que pour les accords.
Selon que vous vous sentez, au début, plus à l'aise dans l'un ou l'autre "système", il vous suffit donc de remplacer les lettres par les syllabes ou inversement.
Dans le cas des accords, il est surtout important, en plus, de ne pas modifier les "définitions" qui sont derrière le nom ; par exemple : "A m7" devient "La m7", "G b6/9"
devient "Sol b6/9" (et vice-versa, bien sûr).
Facile, non ?
(*) Un peu "casse-tête" : de plus en plus souvent, le B (parfois Bb) est utilisé pour le Sib, l'équivalent du Si étant le H. Mais il arrive aussi que la logique soit respectée et
que le B représente effectivement le Si. Faudra parfois se fier à son oreille ! Mais en général, on s'en sort sans problème.
2.6 Les tonalités