Gammes de Mi majeur
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puis découvre la contrebasse et le jazz et étudie avec Jean Cros, concertiste classi-que. En 1982, Jimmy Woode l'invite chez lui, en Suisse, pour un stage d'initiation. En 1985, il fait partie du quartette et du big band de Gérard Badins. Il est engagé par Guy Lafitte en 1986. La même année, Marc Hemmeler le présente à son idole, Ray Brown. De leur amitié naît le groupe Two Bass Hits, qui fera plusieurs tournées européennes et deux disques. Parallèlement, il accompagne Monty Alexander (Europe, Japon). Il forme un quintette qui débute en 1990 au « Jazz Parade » de Genève. Il a accompagné, entre autres : Jimmy Rowles, Tommy Flanagan, Ray Bryant, Harry Edison, Clark Terry, Kenny Burrell, Joe Pass, Barney Kessel, Philip Catherine, Benny Carter, Milt Jackson...
Compositeur affirmé, il possède, comme son maître Ray Brown, une sonorité ronde et chaleureuse, un sens du tempo et de l'harmonie infaillible. - M. L.
Avec R. Brown : « Two Bass Hits » (1989), « Two Bass Hits n° 2 » (1991) ' • « The Things We Did Last Summer » (Lafitte, 1990) ; « Straight Singin' » (LaVelle) ; « Pierre Boussaguet Featuring Tom Harrell (1992).
BOWIE Joseph Joe. Tromboniste et chanteur américain (St Louis, Missouri, 1953). Comme son frère aîné, Lester, membre de l' AACM, il fait partie du BAG dès 1970 - après des débuts dans divers groupes de rhythm and blues. Il joue avec Oliver Lake, Julius Hemphill... Avec Lake, Baikida Caroll, Floyd LeFlore et Charles Bobo Shaw, il vient à Paris en 1972. De retour aux Etats-Unis, il travaille avec son frère (1974-75), Frank Lowe (1975-77), se produit avec le saxophoniste Luther Thomas à la tête du St Louis Missouri Creative Ensemble (1977), et avec Charles Bobo Shaw et le Human Arts Ensemble (1978) ; Il joue aussi avec Kelvyn Bell (g), Melvin Gibbs (b), Ted Daniel (tp), Charles Bobo Shaw (dm), ses frères Byron (sax, fl) et, parfois, Lester. En 1980, il forme le groupe Defunkt, qu'il quitte en 1986 pour l'Ethnie Heritage Ensemble de Kahil El'Zabar (perc) et Edward Wilkerson (anches). Quatre ans plus tard, il continue d'enregistrer au sein de ce trio, mais on le retrouve aussi, notamment à la Knitting Factory (New York), à la tête d'une nouvelle formule de Defunkt.
Gros son, sonorité grasse, « baveuse », aigus à la limite de la rupture, de
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l'éraillement, débit violent, vivement contrasté, expressionnisme : une efficace manière de passer - instrumentalement et vocalement - du rhythm and blues au free, pour aboutir à un mixte ouvert - P.C.
Sun Voyage (Lowe, 1975) ; Orange Butterflies (duo avec Lake, 1976) ; Funky Donkey (Thomas, 1977) ; « The Human Arts Ensemble Live Vol. Il » (Shaw, 1978) ; Defunkt (1983), « Live At The Knitting Factory (1990) ; avec l'EME : Loose Pocket (Ethnie Heritage, 1987), Bobo (1990).
BOWIE Lester. Trompettiste, bugliste et compositeur américain (Frederick, Maryland, 11-10-1941). Enfance et adolescence à St Louis (Missouri). Entreprend à cinq ans l'étude de la trompette avec son père, professionnel de l'instrument ; se produit dans les fêtes religieuses et scolaires dès sa dixième année. Premier orchestre en 1957. Durant ses mois de service militaire au Texas, il travaille avec divers groupes de blues. Il passe un an à la Lincoln University, revient au Texas et y collabore avec les saxophonistes James Clay, David Fathead Newman, Billy Harper, puis à St Louis où il forme le New Jazz Quintet, dont fait partie le batteur Phillip Wilson, qui le retrouvera au sein de l'AACM de Chicago. En 1965, il devient le directeur musical de Fontella Bass et accompagne des vedettes du blues (les guitaristes-chanteurs Little Milton et Albert King) et du rhythm and blues (Solomon Burke, Joe Tex, Rufus Thomas...). En 1966, il s'installe à Chicago, fait du studio pour vivre (rock, rhythm and blues), rencontre Muhal Richard Abrams et Roscoe Mitchell, devient membre de l'AACM, participe à la naissance de l'Art Ensemble Of Chicago avec Mitchell, Joseph Jarman et Malachi Favors (1968 ; le batteur Don Moye les rejoindra en 1970). Il n'a jamais quitté le groupe, avec qui il a enregistré de fort nombreuses fois (pour Nessa, Byg, Freedom, Pathé Marconi, America, Delmark, Atlantic, Ecm, Diw, etc.), séjourné en France (1968-71), fréquemment tourné en Europe, joué au Japon... Parallèlement, il a collaboré à des disques de Sunny Murray, Jimmy Lyons, Archie Shepp (1969), du contrebassiste italien Marcello Melis, de Leo Smith (1978), et a été membre du quartette New Directions de Jack DeJohnette (1978-79), qui l'a par ailleurs convié à réaliser avec lui une bande originale de
film (« Zebra », 1985). 11 mène depuis 1967 une carrière soliste (albums chez Nessa, Muse, Iai, Black Saint, Horo, Aeco - la compagnie de l'Art Ensemble -, Ecm, Diw) dont les temps forts sont le quintette qu'il a présenté en 1977-78 (Arthur Blythe, Amina Claudine Myers, Malachi Favors, Phillip Wilson) et son Brass Fantasy (formé en 1984), nonette de cuivres (quatre trompettes, deux trombones, cor, tuba, batterie) d'une veine indubitablement plus populaire (Brass Fantasy et Art Ensemble se sont produits conjointement « live » à Tokyo en février 1990). En 1991, il crée le Lester Bowie's New York Organ Ensemble, dont l'organiste est Amina Claudine Myers, et, en 1992, se retrouve aux côtés de son homonyme David Bowie, la pop star l'ayant invité à jouer sur quatre titres de son « Black Tie, White Noise ». Il participe également au sextette The Leaders (avec Arthur Blythe, Chico Freeman, Kirk Lightsey, Cecil McBee, Famoudou Don Moye). Il participe également au sextette The Leaders.
Lester Bowie est, avant tout, un orfèvre du timbre, un coloriste bénéficiant d'une technique infaillible, d'un sens plastique aigu. On lui doit l'un des sons les plus caractérisés de la trompette jazz, tout de clarté et décision mais qui souvent (particulièrement au sein de l'Art Ensemble Of Chicago) aime à se fragiliser d'effets additifs : esquisses de chant ou marmonnements intriqués aux lignes instrumentales, growls, mélismes découlant de variations de pression des lèvres, trames de souffle, etc. - tout un carrousel hétérogène que favorise son stupéfiant contrôle de l'embouchure. Son jeu procède par courtes séquences aux attaques fermes, articulées sur un remodelage constant, très virtuose, de la dynamique. Musicien « sismique », incisif, ennemi du bavardage, celui que Wynton Marsalis désigne comme « (son) trompettiste préféré, pour ses idées » est à l'aise, Great Black Music oblige, tout autant dans la crudité du rhythm and blues qu'à la célébration baroque de l'improvi-sation sans balise aucune. - C.T.
Jazz Death ? (R. Mitchell, 1968) ; avec l'Art Ensemble of Chicago : People In Sorrow, Dexterity (1969), Chante M (1980), Zero (1984), We Bop (1986) ; Three In One (1978) ; avec Jack DeJohnette : Dream Stalker (1978), Salsa For Eddie G. (1979), Kpletso (1985) ; The One And Only (1982), 1 Only Have Eyes On You (1985), Angel Eyes (1991).
BOWLES Russell. Tromboniste amé-ricain (Glasgow, Kentucky, 17-4-1909). En même temps qu'il joue dans le Booker I: Washington Community Centre Band, il poursuit ses études à Louisville puis entre chez les Melody Lads de Ferman fan (1926-28), qu'il quitte pour l'orchestre (le Horace Henderson. Après un séjour à Buffalo dans l'orchestre d'un théâtre, il est engagé par Jitnrnie Lunceford en 1931. Il reste fidèle à Lunceford jusqu'à sa mort (1947), et même au-delà, puisqu'il retrouve brièvement l'ambiance luncefordienne sou,5,1a direction d'Eddie Wilcox aux côtés des anciens de l'orchestre. Au début des années 50; il joue encore chez Cab Calloway, mais limite puis abandonne ses activités de musicien. Russell Bowles est le beau-frère du trompettiste Jonah Jones.
Il apparaît en soliste timide pour de brèves interventions dans les premiers disques de Lunceford, mais l'arrivée d'El- mer Crumbley puis de Trummy Young le confine au rôle de musicien de pupitre. A.C.
Avec Lunceford : Mood Indigo, Dream Of You (1934), My Blue Heaven, Oh Boy, Avalon (1935).
BOWN Patricia Anne Patti. Pianiste américaine (Seattle, Washington, 26-71931). Comme sa soeur, devenue pianiste classique, elle, étudie la musique classique. Elle remporte un concours, fait partie d'orchestres locaux à la fin des années 40, Diplômée de l'université de Seattle en 1955, elle débarque à New York l'année suivante et travaille en solo dans des clubs, bars et autres cocktail lounges. En 1959, elle forme un trio avec Joe Benjamin et Ed Shaughnessy. La même année, elle est engagée par Quincy Jones, un ami d'enfance, dans le grand orchestre qui accompagne la revue « Free And Easy ». Pendant le séjour parisien de l'orchestre, elle participe à quelques enregistrements ( notamment avec Billy Eckstine en 1961). De retour à New York, elle se partage entre une activité free-lance et le travail en solo dans des clubs (Needle's Eye, Half Note...). De 1972 à 1974, elle fait partie de l'orchestre de « Purlie », un spectacle de Broadway. Elle a enregistré avec, entre autres, Sonny Stitt, Oliver Nelson (1961), Gene Ammons (1962), Illinois Jacquet (1965), Aretha Franklin, James Brown et à plusieurs reprises, notamment pour des musiques de films, Quincy Jones.
Sens aigu du blues, phrasé fluide, toucher aux nuances presque « classi-ques » et swing subtil : une partenaire de rêve, capable aussi d'effets de punch et - comme en un boogie actualisé - de séduisantes incursions dans le registre le plus grave. - 'P.C.
Nothin' But The Truth (1959) ; avec B. Coleman :Have Blues, We'll Play Er» (1960) ; Father And Son (Cal Massey, 1961) ; You'd Be So Nice To Corne Home (Animons, 1962).
BOYD Nelson. Contrebassiste américain (Camden, New Jersey, 6-2-1928). Après avoir joué en 1945 dans des orchestres de second plan à Philadelphie, il effectue ses grands débuts à New York, en 1947; avec Coleman Hawkins, Il travaille ensuite avec Tadd Dameron, Dexter. Gordon, Charlie Parker, Sarah Vaughan, Charlie Barnet. Puis, sur la Côte Ouest, avec Erroll Garner, et dans le grand orchestre de Dizzy Gillespie où, en 1948, il remplace Al McKibbon. L'année suivante, il participe à l'une des fameuses séances de Miles Davis pour Capital.- Il s'éclipse en même temps que disparaît le big band de Gillespie. Il effectue sa rentrée en 1956 clans la grande formation que constitue le trompettiste pour une tournée au Moyen-Orient patronnée par le Département d'Etat americain. En 1958, il joue et enregistre avec Max Roach puis dispa-raît peu à peu de la scène musicale.
On apprécie la fermeté de son accompa-gnement en grand orchestre mais aussi - comme en témoignent ses disques avec Dexter Gordon, Fats Navarro, James Moody, Coleman Hawkins... - sa souplesse, même si les prises de son de l'époque restituent mal volume et couleur sonore. - A.C.
Half Nelson (Parker, 1947) ; One Bass Hit (Gillespie, 1948) ; Boplicity (Davis, 1949) ; Let's Cool One (Thelonious Monk, 1952) ; Billie's Bounce (Roach, 1958).
BOYKINS Ronnie. Contrebassiste américain (Chicago, Illinois, 1935 / New York, 20-4-1980). A l'exemple de Sun Ra, il entretient le mystère sur sa date de naissance. Ayant commencé d'étudier la musique à douze ans, il suit les cours de la DuSable High School, comme nombre de jazzmen noirs de Chicago, et, à la contrebasse à cordes ou au tuba, fait partie d'orchestres classiques amateurs. Refusé à un poste de contrebassiste dans l'orchestre du Metropolitan de New York pour