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tette Madame Schwab, avec lequel il joue aux festivals de Moers et Fribourg. En 1978, il s'installe dans le sud de la France et travaille à un projet de piano solo qui aboutit à un disque pour le label Owl (1980). Suivent de nombreux concerts en solo et en duo avec Michel Gaudry et François Jeanneau. En 1982, nouvel enregistrement, toujours pour Owl. Il joue au festival de Zurich, puis en trio avec André Jaume et Bruno Chevillon. En 1985, il est invité à Moscou et se produit un peu partout en Europe. Il joue en duo avec Mal Waldron et, en 1989, crée le quintette Exilés avec le quatuor Enesco. Suivent des rencontres avec Dan larca, Barre Phillips, Charlie Haden, Christian Lété, Chris Biscoe, Steve Lacy et Jean Querlier. En 1991, il participe à la création du groupe TBMT, pour deux pianistes et deux percussionnistes. En 1992, création, au festival d'Apt, d'une suite pour piano et violoncelle avec Kerstin Elmqvist et, au festival de la vallée de l'Hérault, de « Round about Boby » (Lapointe) avec Phil Minton, Chris Biscoe, Claude Tcha-mitchian et Youval Micenmacher.
Avec une technique remarquable, entiè-rement asservie à la mise en place d'un univers musical très personnel qui, de Schubert à Thelonious Monk en passant par Erik Satie, se révèle celui, tendre et sensible, d'un authentique poète du cla-vier, René Bottlang réussit l'heureuse synthèse de l'écrit et de l'improvisé. Entrelacs de petites phrases mélodiques construites avec une minutieuse précision et une grande diversité rythmique, son jeu impose l'évidence d'un sincère chant intérieur, généreux et fragile parfois, toujours rehaussé d'une pointe d'humour. - J.-P. R.
« ln Front » (1980), « At The Movies » (1982) ' • « The Lausanne Concert » (avec Wal- dron, 1987); « In The Moment » (avec Haden, 1989) ; « Exilés » (1990), « TBMT » (1991), « Voyages divers » (1991).
Bounce (littéralement : bond, rebond). Par analogie avec le rebond d'une balle, se dit surtout d'un tempo modérément rapide, rythmé, bondissant et donc favorable à la danse. L'orchestre de Jimmie Lunceford est spécialiste du « bounce tempo » (Tain? What You Do, 1939). Quelques titres de morceaux : Bouncin' Around, Bouncing With Bud, Jersey Bounce. - Ph.B.

BOURDE Hervé. Saxophoniste, flû-tiste, compositeur et claviériste français (Marseille, 12-7-1951). Né dans une fa-mille où « la vie était ponctuée par la musique et où Bach, Jimi Hendrix, Miles Davis, Claude Debussy résonnaient dans chaque pièce », il devient élève de Jean- Pierre Rampal et d'Alain Marion à l'Académie internationale de musique de Nice et obtient un premier prix de flûte du conservatoire de Marseille. Ayant choisi de se consacrer à la musique Improvisée, il se produit notamment avec André Jaume, *Christian Vander, Barre Phillips, John Surman, Pierre Favre, Bernard Lubat, Henri Texier, Eddy Louiss, Didier Levallet, Jean-François Jenny-Clark, François Jeanneau... Du Mem Quintet de ses débuts à ses duos des années 90 avec Franco D'Andrea ou le percussionniste Karim Touré ou au
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quintette Superbe Déménagement (avec 'harles Schneider, saxes, Olivier Sens, b, Touré, Bernard Wystraete, fl) présenté en 1993, il explore depuis quelque vingt ans la plus délicate des combinatoires : la musique. Préoccupé de rencontres et d'échanges, il s'intéresse également aux interactions subtiles des notes avec la poésie (musiques pour poèmes), le théâtre (spectacles avec la troupe des Athévains), la danse (avec Carolyn Carlson à l'Opéra de Paris), le cinéma (« Guns et Diesel » de Robert Kramer, « Charles Sterling » de Richard Copans), les arts plastiques (avec Michael Grosser au Musée d'Art moderne), etc.
Difficile, chez ce multi-instrumentiste, de dissocier l'art de la flûte de celui du saxophone. De la vibration des lèvres comme de celle de l'anche jaillissent émotions, violences, éclats et cris, climats entêtants et fascinants. Le son est plein, ample, chaud, s'épanouissant d'autant dans l'exploration de sa propre liberté où point sa passion pour le sculptage des sons - qu'il est à l'aise sur des mélodies simples et « enfantines » où s'expose une sensibilité authentique. Sans équivoque, il renoue avec la grande tradition lyrique d'une certaine musique improvisée. - C. G.
. Saxophonus » (solo, 1981), « Superbe Déménagement » (1988), « Paris-Milano » (1992).
BOUSSAGUET Pierre. Contrebassiste français (Albi, 12-11-1962). Il pratique l'accordéon dès son plus jeune âge,

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puis découvre la contrebasse et le jazz et étudie avec Jean Cros, concertiste classi-que. En 1982, Jimmy Woode l'invite chez lui, en Suisse, pour un stage d'initiation. En 1985, il fait partie du quartette et du big band de Gérard Badins. Il est engagé par Guy Lafitte en 1986. La même année, Marc Hemmeler le présente à son idole, Ray Brown. De leur amitié naît le groupe Two Bass Hits, qui fera plusieurs tournées européennes et deux disques. Parallèlement, il accompagne Monty Alexander (Europe, Japon). Il forme un quintette qui débute en 1990 au « Jazz Parade » de Genève. Il a accompagné, entre autres : Jimmy Rowles, Tommy Flanagan, Ray Bryant, Harry Edison, Clark Terry, Kenny Burrell, Joe Pass, Barney Kessel, Philip Catherine, Benny Carter, Milt Jackson...
Compositeur affirmé, il possède, comme son maître Ray Brown, une sonorité ronde et chaleureuse, un sens du tempo et de l'harmonie infaillible. - M. L.
Avec R. Brown : « Two Bass Hits » (1989), « Two Bass Hits n° 2 » (1991) ' • « The Things We Did Last Summer » (Lafitte, 1990) ; « Straight Singin' » (LaVelle) ; « Pierre Boussaguet Featuring Tom Harrell (1992).
BOWIE Joseph Joe. Tromboniste et chanteur américain (St Louis, Missouri, 1953). Comme son frère aîné, Lester, membre de l' AACM, il fait partie du BAG dès 1970 - après des débuts dans divers groupes de rhythm and blues. Il joue avec Oliver Lake, Julius Hemphill... Avec Lake, Baikida Caroll, Floyd LeFlore et Charles Bobo Shaw, il vient à Paris en 1972. De retour aux Etats-Unis, il travaille avec son frère (1974-75), Frank Lowe (1975-77), se produit avec le saxophoniste Luther Thomas à la tête du St Louis Missouri Creative Ensemble (1977), et avec Charles Bobo Shaw et le Human Arts Ensemble (1978) ; Il joue aussi avec Kelvyn Bell (g), Melvin Gibbs (b), Ted Daniel (tp), Charles Bobo Shaw (dm), ses frères Byron (sax, fl) et, parfois, Lester. En 1980, il forme le groupe Defunkt, qu'il quitte en 1986 pour l'Ethnie Heritage Ensemble de Kahil El'Zabar (perc) et Edward Wilkerson (anches). Quatre ans plus tard, il continue d'enregistrer au sein de ce trio, mais on le retrouve aussi, notamment à la Knitting Factory (New York), à la tête d'une nouvelle formule de Defunkt.
Gros son, sonorité grasse, « baveuse », aigus à la limite de la rupture, de

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l'éraillement, débit violent, vivement contrasté, expressionnisme : une efficace manière de passer - instrumentalement et vocalement - du rhythm and blues au free, pour aboutir à un mixte ouvert - P.C.
Sun Voyage (Lowe, 1975) ; Orange Butterflies (duo avec Lake, 1976) ; Funky Donkey (Thomas, 1977) ; « The Human Arts Ensemble Live Vol. Il » (Shaw, 1978) ; Defunkt (1983), « Live At The Knitting Factory (1990) ; avec l'EME : Loose Pocket (Ethnie Heritage, 1987), Bobo (1990).
BOWIE Lester. Trompettiste, bugliste et compositeur américain (Frederick, Maryland, 11-10-1941). Enfance et adolescence à St Louis (Missouri). Entreprend à cinq ans l'étude de la trompette avec son père, professionnel de l'instrument ; se produit dans les fêtes religieuses et scolaires dès sa dixième année. Premier orchestre en 1957. Durant ses mois de service militaire au Texas, il travaille avec divers groupes de blues. Il passe un an à la Lincoln University, revient au Texas et y collabore avec les saxophonistes James Clay, David Fathead Newman, Billy Harper, puis à St Louis où il forme le New Jazz Quintet, dont fait partie le batteur Phillip Wilson, qui le retrouvera au sein de l'AACM de Chicago. En 1965, il devient le directeur musical de Fontella Bass et accompagne des vedettes du blues (les guitaristes-chanteurs Little Milton et Albert King) et du rhythm and blues (Solomon Burke, Joe Tex, Rufus Thomas...). En 1966, il s'installe à Chicago, fait du studio pour vivre (rock, rhythm and blues), rencontre Muhal Richard Abrams et Roscoe Mitchell, devient membre de l'AACM, participe à la naissance de l'Art Ensemble Of Chicago avec Mitchell, Joseph Jarman et Malachi Favors (1968 ; le batteur Don Moye les rejoindra en 1970). Il n'a jamais quitté le groupe, avec qui il a enregistré de fort nombreuses fois (pour Nessa, Byg, Freedom, Pathé Marconi, America, Delmark, Atlantic, Ecm, Diw, etc.), séjourné en France (1968-71), fréquemment tourné en Europe, joué au Japon... Parallèlement, il a collaboré à des disques de Sunny Murray, Jimmy Lyons, Archie Shepp (1969), du contrebassiste italien Marcello Melis, de Leo Smith (1978), et a été membre du quartette New Directions de Jack DeJohnette (1978-79), qui l'a par ailleurs convié à réaliser avec lui une bande originale de

film (« Zebra », 1985). 11 mène depuis 1967 une carrière soliste (albums chez Nessa, Muse, Iai, Black Saint, Horo, Aeco - la compagnie de l'Art Ensemble -, Ecm, Diw) dont les temps forts sont le quintette qu'il a présenté en 1977-78 (Arthur Blythe, Amina Claudine Myers, Malachi Favors, Phillip Wilson) et son Brass Fantasy (formé en 1984), nonette de cuivres (quatre trompettes, deux trombones, cor, tuba, batterie) d'une veine indubitablement plus populaire (Brass Fantasy et Art Ensemble se sont produits conjointement « live » à Tokyo en février 1990). En 1991, il crée le Lester Bowie's New York Organ Ensemble, dont l'organiste est Amina Claudine Myers, et, en 1992, se retrouve aux côtés de son homonyme David Bowie, la pop star l'ayant invité à jouer sur quatre titres de son « Black Tie, White Noise ». Il participe également au sextette The Leaders (avec Arthur Blythe, Chico Freeman, Kirk Lightsey, Cecil McBee, Famoudou Don Moye). Il participe également au sextette The Leaders.
Lester Bowie est, avant tout, un orfèvre du timbre, un coloriste bénéficiant d'une technique infaillible, d'un sens plastique aigu. On lui doit l'un des sons les plus caractérisés de la trompette jazz, tout de clarté et décision mais qui souvent (particulièrement au sein de l'Art Ensemble Of Chicago) aime à se fragiliser d'effets additifs : esquisses de chant ou marmonnements intriqués aux lignes instrumentales, growls, mélismes découlant de variations de pression des lèvres, trames de souffle, etc. - tout un carrousel hétérogène que favorise son stupéfiant contrôle de l'embouchure. Son jeu procède par courtes séquences aux attaques fermes, articulées sur un remodelage constant, très virtuose, de la dynamique. Musicien « sismique », incisif, ennemi du bavardage, celui que Wynton Marsalis désigne comme « (son) trompettiste préféré, pour ses idées » est à l'aise, Great Black Music oblige, tout autant dans la crudité du rhythm and blues qu'à la célébration baroque de l'improvi-sation sans balise aucune. - C.T.
Jazz Death ? (R. Mitchell, 1968) ; avec l'Art Ensemble of Chicago : People In Sorrow, Dexterity (1969), Chante M (1980), Zero (1984), We Bop (1986) ; Three In One (1978) ; avec Jack DeJohnette : Dream Stalker (1978), Salsa For Eddie G. (1979), Kpletso (1985) ; The One And Only (1982), 1 Only Have Eyes On You (1985), Angel Eyes (1991).

BOWLES Russell. Tromboniste amé-ricain (Glasgow, Kentucky, 17-4-1909). En même temps qu'il joue dans le Booker I: Washington Community Centre Band, il poursuit ses études à Louisville puis entre chez les Melody Lads de Ferman fan (1926-28), qu'il quitte pour l'orchestre (le Horace Henderson. Après un séjour à Buffalo dans l'orchestre d'un théâtre, il est engagé par Jitnrnie Lunceford en 1931. Il reste fidèle à Lunceford jusqu'à sa mort (1947), et même au-delà, puisqu'il retrouve brièvement l'ambiance luncefordienne sou,5,1a direction d'Eddie Wilcox aux côtés des anciens de l'orchestre. Au début des années 50; il joue encore chez Cab Calloway, mais limite puis abandonne ses activités de musicien. Russell Bowles est le beau-frère du trompettiste Jonah Jones.
Il apparaît en soliste timide pour de brèves interventions dans les premiers disques de Lunceford, mais l'arrivée d'El- mer Crumbley puis de Trummy Young le confine au rôle de musicien de pupitre. A.C.
Avec Lunceford : Mood Indigo, Dream Of You (1934), My Blue Heaven, Oh Boy, Avalon (1935).
BOWN Patricia Anne Patti. Pianiste américaine (Seattle, Washington, 26-71931). Comme sa soeur, devenue pianiste classique, elle, étudie la musique classique. Elle remporte un concours, fait partie d'orchestres locaux à la fin des années 40, Diplômée de l'université de Seattle en 1955, elle débarque à New York l'année suivante et travaille en solo dans des clubs, bars et autres cocktail lounges. En 1959, elle forme un trio avec Joe Benjamin et Ed Shaughnessy. La même année, elle est engagée par Quincy Jones, un ami d'enfance, dans le grand orchestre qui accompagne la revue « Free And Easy ». Pendant le séjour parisien de l'orchestre, elle participe à quelques enregistrements ( notamment avec Billy Eckstine en 1961). De retour à New York, elle se partage entre une activité free-lance et le travail en solo dans des clubs (Needle's Eye, Half Note...). De 1972 à 1974, elle fait partie de l'orchestre de « Purlie », un spectacle de Broadway. Elle a enregistré avec, entre autres, Sonny Stitt, Oliver Nelson (1961), Gene Ammons (1962), Illinois Jacquet (1965), Aretha Franklin, James Brown et à plusieurs reprises, notamment pour des musiques de films, Quincy Jones.









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