Echange piano

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il enregistre en Hollande avec Beaver Harris, et l'année suivante à Milan avec Steve Grossman et Joe Chambers (Red Records).
Afin de mieux souligner sa fonction rythmique, Juney Booth utilise volontiers la basse de manière percussive, insistant sur des motifs répétitifs qu'il fait varier de façon presque imperceptible. Une sonorité consistante, un jeu volontairement dépouillé, aux assises nettes, consti-tuent les éléments dominants de son style. A la fois hiératique et dansant, ce jeu réactive de façon originale une approche inspirée des traditions africaines. - C.B. & J.L.A.
Avec Tyner : Walk Spirit Talk Spirit, Atlantis (1973-74) ; Star Eyes (Grossman, 1984).
Bop. Voir Bebop.
Bopper. Musicien qui joue du bebop. Synonyme : bopster.
BOSE Sterling Belmont « Bozo ». Trompettiste et chanteur américain (Florence, Alabama, 23-2-1906/St Petersburg, Floride, juin 1958). Adolescent, il figure déjà dans des orchestres locaux et monte en 1923 à St Louis, où il joue avec les Crescent City Jazzers et les Arcadian Serenaders (il y remplace Wingy Manone en 1925). En 1927, il entre chez Jean Goldkette à Detroit. L'année suivante, il joue dans l'orchestre d'une station de radio à Chicago avant d'être engagé par Ben Pollack (1930-33), qu'il quitte pour se consacrer au travail de studio. En 1934, il joue dans l'orchestre de Joe Haynes dont Tommy Dorsey, l'année suivante, prend la succession. En 1936, il est chez Ray Noble, puis Benny Goodman, Glenn Miller en 1937, Bob Crosby en 1938-39, Bobby Hackett (1939), Bob Zurke (1940), Jack Teagarden (1940). A Chicago, il forme un trio (1940) et entre dans le grand orchestre de Bud Freeman (1942). A New York, il travaille avec Georg Brunis (Famous Door, 1943), Bobby Sherwood (1943), Miff Mole (Nick's, 1944), Art Hodes, Horace Heidt (1944). A partir de 1945, il effectue de nombreux mais courts séjours dans divers orchestres à New York et Chicago avant de partir pour la Floride où il se fixe à St Petersburg, dirigeant un orchestre de 1948 à 1957 (Municipal Ballrom, Soreno Lounge). Miné par une grave maladie, il se suicide.

Sterling Bose n'a pas échappé à l'in-fluence de Louis Armstrong. C'est un bon technicien, pourvu d'une belle sonorité, qui improvise avec aisance. - A.C.
Angry (Arcadian Serenaders, 1925) ; Sweet And Hot (Pollack, 1931) ; avec Dorsey : Die Music Goes Round And Round, The Day I Let You Get Away (1935) ; St Louis Blues (Goodman, 1936) ; Loopin' The Loop (Crosby, 1938) ; I Know That You Know (Rod Cless, 1946).
Bossa-nova (e nouvelle vague » ). Mouvement artistique, et musical en particulier, né au Brésil à la fin des années 50 et actif sur tout le continent américain pendant les années 60. Née, selon Jobim, « de la rencontre entre la samba brésilienne et le jazz moderne », la bossa-nova connaît un précurseur en la personne du compositeur José Alfred° da Silva (dit Johnny Alf) qui, dès 1949, apporte à la samba brésilienne Tes éléments constitutifs du jazz moderne. Mais il faut attendre l'entrée en matière de Jobim (Sinfonia de Rio de Janeiro, 1955) pour entrevoir les prémices du mouvement bossanoviste. Le disque « Foi a noite » de la chanteuse Silvia Telles, le premier enregistrement de Joâo Gilberto (Chega da saudade, 1959) et la rencontre de Jobim avec Vinicius de Moraes à l'occasion de la bande-son d'« Orfeo Negro » (le film de Marcel Camus, Palme d'or à Cannes en cette même année) vont précipiter les choses.
Chez Antonio Carlos « Tom » Jobim (Rio, 1927), de grandes arches mélodiques, la plupart du temps articulées sur la partie faible de l'unité métrique, reposent sur un développement harmonique modulant fondé sur de riches accords de substitution et un balancement rythmique syncopé et régulier. L'émission vocale, proche de—la parole, en subtil décalage avec son propre accompagnement gttitaristique, refuse, chez Joâo Gilberto (Bahia, 1931) toute effusion sentimentale et toute utilisation expressive du vibrato. La coïncidence esthétique avec les textes, inspirés du quotidien, du poète et diplomate Vinicius De Moraes (Rio, 1913- 1980) est parfaite : le mot devient son, le poème devient musique.
La bossa-nova connaît alors un succès grandissant au Brésil, et bientôt de nouvelles figures apparaissent, ou s'y conver-tissent : les chanteuses Astrud Gilberto, Nana Caymmi, Elis Regina, le Samba- lança Trio de Cesar Camargo Mariano, le Sexteto Bossa Rio de Sergio Mendes,

k quartette vocal Os Cariocas, les compositeurs Eumir Deodato et Edu Lobo, les tuitaristes Baden Powell et Luis Bonfa.
Le 13 février 1962, Stan Getz, avec le trio de Charlie Byrd, enregistre Desafinado, l'une des plus célèbres compositions de Jobim. S'ensuit une vogue formidable de ce courant musical, qui dépasse bientôt les limites du continent américain. Quelques mois plus tard, Getz grave un album légendaire en compagnie de Jobim et du couple Gilberto. Par la suite, Jobim travaille beaucoup aux Etats-Unis, et enregistre même avec Frank Sinatra. Cette évolution n'est pas sans provoquer une certaine gêne dans la nouvelle génération des musiciens brésiliens, qui n'acceptent pas toujours cette association avec les Nord-Américains. La musique populaire brésilienne connaît ensuite de nouveaux développements à l'occasion desquels son chemin croisera encore parfois celui du jazz, mais la bossa-nova semble avoir connu son apogée au milieu des années 60. Plus qu'une réelle empreinte stylistique, son apport essentiel au jazz serait donc l'attrait d'une pulsation rythmique nouvelle, et surtout un renouvellement incontestable du fond des standards où vont puiser quelques-uns des meilleurs solistes de l'époque : Dizzy Gillespie, Zoot Sims, Coleman Hawkins, Sonny Rollins, Dexter Gordon, le Modem Jazz Quartet, Ella Fitzgerald, McCoy Tyner... - A.M. Collection « A Arte de... » (Fontana) : albums consacrés à Vinicius de Moraes, Edu Lobo, Haden Powell, Tom Jobim, etc. Joào Gilberto : Chega da saudade (1959) ; Stan Getz-Charlie Byrd : « Jazz Samba » (1962) ; Coleman Hawkins : « Desafinado » (1962) ; Stan Getz-Joào Gilberto : The Girl From lpanema 11963) ; Elis Regina-Antonio Carlos Jobim : « Elis & Tom » (1974) ; McCoy Tyner : Wave (1977).
BOSTIC Earl Eugene. Saxophoniste, chef d'orchestre et arrangeur américain ( Tulsa, Oklahoma, 25-4-1913/Rochester, New York, 28-10-1965). Doublant alto et clarinette, il effectue ses premiers pas avec des formations locales et débute en 1931 dans l'orchestre de Terence Holder. Il passe en 1933 chez Bennie Moten avant de fréquenter les cours de la Xavier University à La. Nouvelle-Orléans, où il étend ses connaissances musicales, se familiarisant avec la pratique d'autres instruments. En Louisiane, il joue avec Joe Robichaux (vers 1934) puis est engagé

par Ernie Fields, Clarence Olden et dans l'orchestre dirigé conjointement par Char- lie Creath et Fate Marable (1935-36). Il est à New York en 1938 et joue chez Don Redman, Cab Calloway, Edgar Hayes, Hot Lips Page (à qui il donne ses premiers arrangements). Il prend aussi la tete d'une petite formation (au Small's Paradise de Harlem notamment). En 1943, il passe chez Lionel Hampton, puis remonte une petite formation et écrit des arrangements pour. Artie Shaw, Louis Prima, Jack Teagarden, Paul Whiteman, Lionel Hampton, etc. A partir de 1945, Bostic se consacre à son propre groupe, qu'il conduit au cours des années 50 à travers tous les Etats-Unis, avec un grand succès, concrétisé par des ventes considérables de disques où il réinterprète des mélodies populaires comme Flamingo, Moonglow, Cherokee, You Go To My Head. A partir de 1956, souffrant de troubles cardiaques, il interrompt ses activités pendant trois ans. Il ne pourra plus jouer que sporadiquement et c'est le soir même de sa rentrée qu'il est frappé en scène par une nouvelle attaque. Il mourra deux jours plus tard. Il a composé Let Me Off Uptown pour Gene Krupa et enregistré pour les disques King.
Ni l'instrumentiste ni l'arrangeur ne sont chez Earl Bostic portés aux chichis ou aux fanfreluches. Tout au contraire, il entre sans tergiverser dans le vif de son sujet, imprimant à ses solos un dynamisme, une chaleur, une vivacité par lesquels s'exprime son plaisir de jouer. Il est l'un des grands techniciens de l'instrument, maîtrisant les registres extrêmes avec une aisance de clarinettiste. Sa sonorité âpre, mordante, agrémentée d'effets de growl particulièrement expressifs, ajoute au tonus d'interprétations très swingantes, le plus souvent prises en tempo médium. On a pu dire de lui qu'il est à l'alto ce qu'Illinois Jacquet est au ténor. Beaucoup de saxophonistes (Big Jay McNeely, Red Prysock, Syl Austin et même Arnett Cobb) ont suivi sa conception d'une musique sacrifiant tout à la frénésie et à l'exubérance. Très logique-ment, les petits groupes qu'il a dirigés, avec un orgue généreux et une guitare cinglante, privilégient l'aspect rythmique du rhythm and blues et de son avatar le rock and roll. Plusieurs musiciens d'envergure y ont fait leurs débuts : John Coltrane (1952-53), Blue Mitchell (1953), Stanley

146 / Boswell Sisters
Turrentine, Benny Golson (1954-56). - A.C.
Haven't Named h Yet (L. Hampton, 1939) ; You Need Coaching (Page, 1944) ; Seven Steps (1950), Flamingo (1951), Linger Awhile, Lover Corne Back To Me, Moonglow (1952), Bugle Call Rag (1956).
BOSWELL SISTERS. Ensemble vo-cal américain constitué par les trois soeurs Boswell nées à La Nouvelle-Orléans (Connie, 3-12-1907/New York, 11-101976 ; Martha, 1908/1958 ; et Helvetia, « Vet », 1912/Peekskill, New York, 12-11-1988). De formation classique, elles jouent de la musique de chambre, Connie au violoncelle, Martha au piano et Vet au violon, mais sont bientôt attirées par le jazz, présent partout dans leur ville natale. Elles constituent un groupe vocal au milieu des années 20, apparaissant d'abord dans des spectacles de vaudeville puis, fréquemment, dans des programmes de radio. De 1931 à 1935, elles enregistrent un grand nombre de faces. Elles recherchent pour les accompagner des musiciens de premier plan : Joe Venuti, Eddie Lang, Benny Goodman, les frères Dorsey, Bunny Berigan, etc. Hollywood les accueille et elles tournent dans « The Big Broadcast of 1932 », « Moulin Rouge », « Transatlantic Merry Go Round » (1934). En 1935, deux d'entre elles se marient et le groupe se dissout. Connie Boswell, qui en était l'animatrice, entreprend alors une carrière de soliste - bien qu'une poliomyélite la contraigne à paraître sur scène dans un siège roulant. Elle participe à des films musicaux : « Artists And Models » (1937), « Syncopation » (1942), « Swing Parade » (1946).
Comme les Andrews Sisters qui furent un peu leur prolongement, les Boswell Sisters se tiennent le plus souvent dans la variété rythmée. Elles ont su toutefois donner d'agréables interprétations parfu-mées de jazz. - A.C.
Nights When l'in Lonely (1925), Everybody Loves My Baby (1932).
BOTTLANG René. Pianiste et compositeur suisse (St Gall, 1-5-1953). A Lausanne, 1960, il commence l'étude du piano et suit les cours du conservatoire. La découverte des Beatles le mène à la chanson et à un premier et unique 45-tours dont l'échec le ramène au piano et à la Swiss Jazz School de Berne. En 1975, il fonde l'Orchestre à Musiques et le quin









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