l'harmonie exigée pu le chant

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B. F. bien qu'elle puifre y tenir me d'autres routes, mais toiljours foCunifes à la même cadence; de forte donc qu'on ne doit pas être moins attentif au chant de toutes les parties qu'A celui de Li B. C. pour s'afliirer de la qualité des cadences.
SECONDE OBSERVATION.
De l'Oafre diatonique.
L'ordre diatonique d'une B. C. a généralement deux repos; le premier" fur la dominante , l'autre lin- la tonique. Si le repos va chercher la dominante, dès-lors ft tierce doit être traitée comme fi médiante, &non comme note renfile, linon le repos appartiendroit à la tonique: d'ailleurs dans une pareille marche tout n'en que cadence.
Dans cet ordre diatonique, l'accord de la fous-dominante eft arbitraire: s'il doit étre généralement la féconde en montant & le feeible en defcendant , le contraire peut arriver au choix du Compofiteur , & c'efl à l'oreille d'en décider fur le chant des autres parties.
Cette fous-dominante peut encore recevoir rajoiltei avant la fronde, & même le ferrfibie enfuite; de forte qu'elle efl, en ce au, fufceptible de trois accords, qui fe font reconnoître ordinal- ment quand elle débute dans le temps mauvais & continue dans le temps Gon fuivant. Quelquefois elle n'y doit porter que deux accords; quelquefois celui de la fi doit être le dernier; ce qui fe reconnoit par la note qui fuit , en remarquant fi cette note appartient à l'harmonie (le la dominante ou à celle de la tonique, fe trouvant aflim ordinairement un repos peu après ces fortes de marches. Autant en peut arriver à la fil-tonique, dont l'accord ordinaire cli le fenfible, dès qu'elle n'en a qu'un. Les autres notes du mémo Ton ne peuvent avoir que deux accords; mais remarquez que le premier des deux accords, comme aufli des trois, Weil guère employé pour lors que comme filfPenfion , quoiqu'il puifli: tenir (le la fuppolition: le deuxième accord , quand il y en a trois, peut encore être pratiqué fous cette idée; ce qui cil: d'une gr.ulde rcflburcc pour les t'ioniens douteux : car fi le premier.
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& le deuxième accords ne font pas de l'harmonie exigée pu le chant des autres ixtrties, ils ne produifent pour lors que rent d'un coulé , qui ne détruit point à l'oreille celui de l'harmonie pente, pourvît que l'Accompagnateur fiche couler promptement fes doigts dans l'ordre de leur méchanique (h).
Les cadences rompues & leur imitation tiennent tdijours du diatonique; mais en ce cas il fuit généralement un repos qui les frit dillinguer pour ce qui en cil.
Une dominante qui defcend diatoniquement fiir une autre, marque limplement l'interception d'un accord dans l'ordre de la méchanique, a il ne s'agit que de Faire fuccéder promptement , aux deux premiers doigts qu'on frit defcendre, lés deux qui complètent l'accord de cette autre dominante (J).

TROISItME OBSERVATION.
De Pentalacement des Tons.
On cfl fans doute au fait des diètes, bémols & héquares, par lefquels les Tons font connus , dès qu'on veut entreprendre d'accompagner fins chiffres; linon l'entreprife feroit téméraire, à moins que 1;1 Mutique ne roule pour lors fur trois Tons à la quinte l'un de l'autre, dont l'un a un Lige & l'autre un bémol de plus que le régnant.
Ce dernier fecours n'efl cependant pas ferflifint pour memmarc un nouvrau Ton; fimvent mémé le figue dont cela dépendra n'exifle point dans la B. C. mais en méme-temps il dl rare que ce ligne ne fe entendre dans une autre partie. Supporons cependant la nullité de ce figue; n'avons-nous ixts des repos, au moins à la quatrième induire. & la B. C. n'y finit -elle' pas k plus louvent la route de la B. ln. Cela ne l'Ait ixts encore; c'efl !buvent au chant des autres 'unies qu'il faut avoir recours, pour s'affine , rein leurs marches, du repos auquel elles tendent : une dominante peut defeendre de tierce ou relier fur le tuème degré
Lcvn , pages 57 e.f f8.
( i) I X.` Moyen, page ; demi« à fincii de la XX111.`'Lgonj
rase Gr.
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pour terminer k repos , ou bien encore monter diatoniquement pour rompre la cadence. Ainfi, malgré toutes vos connoininces, fuis le fecours de l'oreille , VOUS rilquerez. Couvent de vous tromper. N'y a-t-il pas d'ailleurs k Tou majair & am mineur relatif à la tierce mineure au deffous , dont tout le diatonique efl le mème , tant que 1:1 dominante du majeur, ou la note fentible du mineur, ne ixt•oît dans aucun chant! Il n'y a pour lors que le plus prochain repos qui puiK faire fortir de doute; encore efl-il bon d'étre toiljours attentif au chant des autres 'maks , pour peu que l'on craigne de fe tromper.
Nous avons dans tout ceci une petite refiburce , fitvoir, , que; comme la (Bab:tance n'etl qu'une addition à l'accord parfait , excepté dans les filfpentions, on peut, dans l'incertitude, ne donner que cet accord parfait à toute note dont on ignore l'harmonie complette; retiburce dont plulietn•s Accompagnateurs, qui patlént néanmoins pour habiles, font un grand 'âge: niais pour lors la mécha nique des doigts , foilmife à la plus pulitite fi:cet:Ilion de • l'harmonie & de la mélodie, perd tous tes droits, & mente k Chanteur à livre ouvert en foutli•e, en cc que le plus (buvent certaines ditibnances font capables de lui faire fentir ce que fes yeux ne font qu'apercevoir ► demi , en le laiffint dans l'incertitude.
Les dièfes accidentels du Ton mineur Ibnt encore d'un grand fecours pour faire reconnoître ce Ton, fin•-tout à la (frite d'un autre. Ton majeur ou mineur. On fuit que ces (Hères font talions à la féconde l'un de l'autt•e en montant, comme de fa àfid, ou clef/ à ut, où (buvent le fi n'a qu'un béquare, p:t•ce qu'il cll bémol à côté de la clef; ce qui Ibppolb cependant une Mutique dont la clef cil régulièrement armée : car il s'efl trouvé, & il s'en trouve encore, des Conipofiteurs alièr ignorons pour s'y tromper.
Dans les Tons mineurs, l'accord de la eptième diminuée & le failible ordinaire font arbitraires ; il (;tut toiljotsrs écouter les antres parties , pour l'avoir à quoi s'en tenir. 11 en dl de mémé du chromatique & de l'enharmonique.
Si k chromatique ne règne point dans la 13. C. il peut régner
dans d'autres pa•ic< Cms que cette B. C. puitli: en donner le
moindre foupçon. Quant aux 'Foe majeurs, cc chromatique ne
peut
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petit régner généralement qu'orne deux Tons, où la tonique du majeur monte fin. (im diète pour pille' r au mineur& là fit-tonique, ou bien encore où là note le"nlible deluiend bémol
pour palle. r au Tor, de là fous -dominante: mais dans les Tons mineurs tout dl prefipte incertain; On croit ne voir quelln
tonique, !orque le chromatique s'y peine. Jugeons par-là de quel recours doit être l'oreille en pareil cas (•).
L'enharmonique a de bien phis grands inconvéniens encore. Si le Irdt•l ne fàit point 'mitre une fttccellion immédiate de diètes ou de bémols dans la 13. C. qui dépayl•nt tellement , qu'on ne puifli: juger par-là que l'enharmonique doit avoir lieu, il cil bien rare qu'on ne s'y trompe; il n'y a guère que les moyens lidvans qui Inside'nt mettre l'Accompagnateur linr la voie.
Dans tout enharmonique, le repos du nouveau Ton généntle-: ment mineur, que ce genre produit, fuit immédiatement l'accord de le. ptièmetlimintde qu'on tient déjà lims les doigts,. où li trouve nécellairement la note (*Mlle de la nouvelle tonique. Il cil donc
fuppofer d'abord qu'on tient un accord de It.'ptième diminuée fous les doigts, relativement à une note ft:11111e connue; li bien que toute la difficulté ne confine plus qu'à pouvoir repréle. mer laquelle des quatre notes ou touches qu'on a déjà fous les doigts, devient note fenlible du nouveau Ton qu'amène l'enha•monique : mais elle dl all'ez grande cette difficulté , parce que la nouvelle note fenfible ne peut guère le. deviner par la marche de la 13. C. où la note qu'on pourra croire telle, ne lient peut -être que là tierce ntineure, au lieu de là fe..contle fuperlItse, ainfl des autres, & où d'ailleur• cette B. • C. marchera diatoniquement eut:: certitude des intervalles qu'elle forme dans le nouveau Ton. De quelles précautions le jugement & l'oreille ne doivent - ils done pts fe munir en pareil cas! linwent le plus habile dl forcé d'attendre, de ne faire réliumer l'harmonie qu'après coup. Au relie, cc genre de Mutique cil très-rare, & l'on ne doit s'en occuper que lorfipt'on fe croit en polie' ilion de tout le relie.
Cell à l'Accompagnatcur dL conlidter la B. C. de tlierentes
( h ) •y., les XXv & XXV I.' , mes f di 6G: k
vju Moym, P.
I.
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Mufiques, pour y reconnoitre les ras douteux fur lefquels fou oreille & fess yeux doivent le prévenir, en examinant quelques indures en avant, & pour profiter en même temps tics règles données fur cc fujct. Quant aux routes ordinaires, la méchanique des doigts y conduit, Fans qu'on fuit obligé d'y pentt'T , pourvû qu'on (ache y &flinguer la cadence irrégulière de la pirfaite , dont les interruptions fe font aifément connoitre & l'enfin






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