Travailler des heures par jour

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pouvant également pratiquer cc renverfement dans la partie fupérieure , comme dans les autres aux notes e, d, e,f & g, b.
Q, page 23.
A l'égard de la cadence interrompue, un peu d'expérience petit l'inlpirer dans le chant, Cuis qu'on l'y reconnoilk pour cela:. cependant plus d'un moyen empêche qu'on ne pue s'y tromper.. Elle ne Ce pratique jamais que dans le pallise de la dominante- tonique d'un Tim majeur, (Ide la B. F, à celle de fon mineur relatif b, pendant que la quinte de la première c, d, di Et tierce f, g fyncope dans le chant , pour conduire à un repos qui ne peut appartenir qu'à ce Ton mineur, en fuppdtta une oreille atléz.
(r) Lcçon, pute 0.
formée
DE MUSIQUE PRATIQUE. r 4 5 formée pour femir l'infipitlité qui naittoit de la continuation du Ton majeur entre les notes c, , f, g & u, u du chant , linon , qu'on éprouve, du moins en mei' ras, d'en trouver de Io' irnème la B. F. dans l'un & l'autre Ton, l'oreille y fera bien-ten d'accord avec le jugement: d'ailleurs, la longue monotonie qu'on éprouveroit de c à h féroit une miron bien forte pour chercher à l'éviter. Quant au fa die>: i, le Ton mineur de mi qu'il ;annonce, & dont on ne putt douter à Ca cadence /, m , ftit voir &
fou rapport bien plus lié au mineur de /a qu'au majeur d'ut. Je lai& à part le reposp, q, d'autant que c'en à la fuite d'en décider, quoique 1•1 tournure du chant penche plufle,t vers le mineur que vers le majeur: c'elt pourquoi j'ai mis un r5re. à la fin, pour avertir que le chant doit etie continué pour rentrer & finir dans le Toit reknant.
ll faut fe r, autant qu'il cil poflible, avec les ad:- pull-sons & fuppolitions que j'ai employées exprès dans le total de l'Exemple Q: elles li.rvent beaucoup à l'embelliflèment du chant de la B. C. & de ('harmonie.
Voir la B. F. au deflt?' us de la note par' fuppofition dans la B. C. cela ne doit point furprendre, dès y'on fait qu'elle reprénte (;):1 oaave au deaiss.
Il di inutile de rappeler ici les dierens entrelacemens de cadences, l'Exemple K, pages i s, à. tj- , en fournit lue l'animent: dilims-en autant du chromatique & de l'enharmonique donnés dans les Exemples L, & , panes i 6, i7, I à'
, & dans ceux de Q & , pour l'Accompagnement, piges 6 à' 7. Relie le rapport des Alm/es ou Tons à oble. rver dans le courant d'un air; c'cll - là le grand nœud qu'on ne fauroit trop liment remettre fin• le tapis.
V.' Q , page 2 1.
Ne teniez-vous pas beaucoup plus d'agrément dans la variété qu'olli.e la première B. F. à laquelle réptuld la B. C. que dans l'eljrèce de monotonie dont la B. F. fufceptible? Cette Iule. tierce mineure donnée à la dominante a, qui devient litr le champ fous•dominante pour annoncer le Ton mineur qui la n'a-ut:lie rien ici qui vous prévienne en fa faveur? en cil-il de meure
14.6 CODE
de cette cadence irrégulière de e à f dans la II" B. F. lui mène à un Ton éloigné du régnant, lorfqu'il n'eft pets encore bien établi dans l'oreille? au lieu que par les premières cadences irrégulières de a à G & de b à c de la première B. F. on pafre au Ton relatif à la tierce, qui, lm une pareille cadence , ramène le régnant de d à e.
Le doute, dans quelque arbitraire que ce toit, ne peut guère régner que fur des oreilles encore trop peu formées; d'un côté la plus parfaite marche fondamentale & le plus de rapport entre les Tons fuccellifs , de l'autre ce goût du chant & de variété qui doit toûjours nous occuper, font de fils Moyens pour ne point fe tromper dans le choix.
. Accompagnez de mefitre les différentes fuccefilons harmoniques qu'offrent les B. F. arbitraires de ce V.' Q, bien - tôt vous découvrirez en vous ce germe de perfeélion que vous cache un défaut d'expérience, & dont l'accomFgnement accélère le progrès, dès qu'on y obferve la plus ixtrfaite fitcceflion entre les confénances & les diflimances; ce qui Weil guère que du refket de la m&hanique des doigts, fecondée des connoitlances qu'on en peut tirer.
Cette méchanique , par exemple, ne fait-elle pas connoitre fur le champ la licence prétendue f, g dans ce V.' Q, où la première B. F. defcend diatoniquement d'une dominante fier une autre, lorfqu'il faut faire defcendre pour lors enfemble les quatre doigts, qui ne le doivent que de deux en deux? ne fait-elle pas connoitre en mène temps, ptr cette néceflité, la dominante interceptée entre f & g! (f) N'y voit-on pas la poflibilité de partager en deux valeurs la note g du chant , pour que le tout foit régulier? & cette régularité-méme ne peut -elle pas s'obferver dans la licence, en fiuivant l'ordre naturel de la méchanique , où les deux derniers doigts à defcendre litivroient promptement les deux premiers en forme d'harpégement ? cc qui peut lé pratiquer, mème dans la Compolition, par des brèves , comme fuljention, appui , coulé; & ce qui ne pourvoit ajoûter que de l'agrément , en ce que ces brèves feroient juilement fentir , en rtflitut , l'harmonie de la dominante interceptée.
(f) IX.' Moyen, page
DE MUSIQUE PRATIQUE. . 747
Le goût du chant de la B. C. fon contrafie avec celui du deffirs , la variété qui s'en liat, ce font-là des véhicules bien féduilàns pour autorifer une pareille licence, où d'ailleurs la deonatice fait là route naturelle.
Cette licence prétendue va nous faire rappeler une première règle, qui doit en quelque façon la fitggérer. En effet, fi la note fyncopée du chant à f doit engager à lui donner deux B. F. dierentes (t), fi là dernière valeur, qui dl dans le temps hon , doit la limire augurer diflimante, & fi elle defcend eut-imite diatoniquement, tout concourt à la faire juger telle: de-là, voyant Sc fèntant un petit repos fur la médiante h du chant , où la notef defcend de tierce dans le temps Gan, la tonique qu'exige en ce cas cette médiante , engage à l'annoncer par là dominante fous g, où l'on ne peut faire autrement , à moins qu'on ne voulût y pratiquer les cadences irrégulières indiquées par les guidons de la première B. F. fur fol, ré, la.
Dans tout autre cas , la cadence rompue, donnée dans la 11.' B. F. fous g, h, viendroit à propos pour éviter la monotonie avec la pmtrfaite qui la agit immédiatement à i.
Il efl tout naturel qu'en partant du Ton régnant, lors méme qu'il ne fait que tir déclarer, on attribue le (fière h du chant au Ton de là dominante; cependant il ce bon d'en examiner la limite. avant que de décider.
*Ce dièfe qu'on voit à h & à in , cil également note fenfibfe d'un Ton majeur, & fil-tonique du mineur relatif à ce majeur. Or, fi d'abord après le repos à i venoit la note I& fa fitite, k choix' entre ces deux Tons fèroit très-arbitraire, & feroit m'émue pen:.' cher pour le mineur, attendu que la phrafe, qui !jour lors commenceroit à /,,termine fur la tonique de ce mineur à o, & qu'il' n'A pas Moins naturel que le repos pollible à n appartienne à' la dominante du nn mineur relatif, aufli- bien (lu à celle du' régnant. Souvenons-nous donc, comme on l'a déjà remarqué (u), que lice mème dièfi: m , où l'on defcend de tierce dans le temps. Gon, doit être• naturellement médiante, il peut are avili quinte.
(t) Article XIV, page 92. l (u) 11` Moyen, page zoo.

14.8 . CODE
de fit B. F. comme il l'eft efreaivement ici. Souvenons-nous encore, que de deux repos dans une même phrafe, le premier doit être dans un Tendes plus relatifs à celui qui la termine, lui reniant comme d'hémifliche (x) ; de forte que fi le repos après le dièfe
fe lie au Ton qui le précède ixtr fou grand rapport avec lui , doit fe lier de même avec celui qui le lift.
Voulant rappeler le fentiment du Ton régnant, dont la trace s'efl perdue par le long temps où de nouveaux diètes lui ont été oppofés, on Oche de leur oppofer des bémols qui rendent , pour ;tint.' dire, l'équilibre à ce Ton régnant, auquel on ne peut plus lé refufer pour lors. En effet , cc coninifle entre bémols & (liges ne permettant pas qu'on fe détermine en faveur d'aucun des Tons auxquels ils appartiennent, fait qu'on n'entend pas plutlik le Ton régnant à leur (bite, qu'il le devient plus fortement que jamais par le plaifir qu'on a de le fentir reparoître fi à propos. Telle cil la magie mttlicale dans fit modulation, dont il a déjà été queflion il n'y a qu'un moment.
Occupé de cette oppofition entre diètes & bémols, j'imagine des phrafes de Tous Fans liaifon, comme lorfque dans le difcours on patiè d'un fujet à un autre; Sc pour lors ces Tons fans liaifon, qui fe fuccèdent toiljours A la feconde l'un de l'autre, n'ont que des rapports éloignés du régnant: ici, par exemple, les nits des repos o & q ne tiennent à ce régnant que parce que leurs toniques font la dominante & la fous-dominante du mineur relatif à ce méme régnant (y). On voit, au refle, qu'il n'y a point de notes communes entre les accords padaits (le o & de p, non plus qu'entre ceux de q r: il y a des cas di de pareils délhuts de liaifon font très-heureux , quoiqu'il foit fitcile ici d'interpoler une dominante entre o & p & entre q & r, quand même les notes o & q ne vaudroient qu'un temps, ayant pour lors la liberté *de les partager en deux valeurs égales , lelon les guidons de la B. F. fous o & q.
Non content d'avoir ramené le Ton régmmt de r A s, après deux autres qui fe contrarient par leurs dièlès & bémols, je rappelle encore pour un moment le dernier, du moins Ibn relatif.
(x) Article V I, page 84. I (y) Clupitre IX, rase 1j3.
DE MUSIQUE PRATIQUE. r4.9 t, n, x , crainte que les dictes qui ont dominé pendant quelque temps ne prennent encore trop d'empire, & je termine ce Ton régnant à la fitisfaélion de l'Auditeur.
refle à déclarer , plus généralement que je ne l'ai encore fait , cette communauté de notes & d'accords à diffilr-entes B. F. pour qu'on en Elche profiter, fait pour varier à propos les Tons, foit pour éviter la monotonie (le leurs cadences pareilles & trop voifines , fait pour embellir le chant de quelque partie que ce fait, fur-tout quand elle domine, comme Lit généralement la B. C.
VI: Q, page .26.
Tous les ixtaàges qui vont Otre cités peuvent appartenir également aux deux Tons relatifs à la tierce mineure, excepté ceux où la dominante du majeur & la note fenfible du mineur ont lieu , & qui ne font propres qu'à leurs Tons: c'ea au Compoliteur de fivoir profiter du change qu'il y peut donner , bien entendu que l'intervalle dont il fera queilion arrivera dans le temps bon.
Le paaàge diatonique du chant à la fit-tonique d'un Ton majeur annonce toûjours une cidence irrégulière (itr là dominante-tonique, où la tonique peut recevoir , fi l'on veut , fur-tout dès qu'on peut y fous-edtenclre le moindre repos a , n. Ce pfige peut aufli donner, dans le Ton mineur relatif à ce majeur, celui d'une tonique à Et fous-dominante ; au lieu que s'il, s'agit effeélivement d'un Ton mineur, ce mème paffige pourra fournir, dans fon Ton majeur relatif', une cadence ixirfaite c, c, ou irrégulière d, d, fin• la dominante-tonique de ce Ton majeur.
Le patfige diatonique à la médiante peut également donner dans chaque Ton une cadence ptrfaite c, c, ou irrégulière f, Qant au repos fur la médiante du Ton mineur, le majeur n'y pourra recevoir qu'une cadence pari:lite g, g.
Le ixtfiàge diatonique à la fous-dominante du Ton majeur a pour 13. F. dans chaque Ton, la tonique qui p.& à là lu' us- dominante , en la rendant mètne tonique, fi l'on veut, ixir fon finfib/e, que recevra pour lors Et tonique prétendue glue- là. Dans le Ton mineur, ce ixtaitge ne peut y former cadence, mais il pourra en former une irrégulière fur la dominante de fou majeur
TH)
f 5o CODE
relatif; ce qui revient au ixtflitge diatonique à fa fil-tonique de ce Tura majeur, qui pour lors eft tous-dominante du mineur. Voyez a, a pour celui-ci, & b, b pour fan mineur relatif.







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